Récits de courses

Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 23:58

Contexte : Après une bonne prépa trail « généralisée », j’aborde cette épreuve pour « valider » ce cycle d’entrainement de printemps. La fin du plan fut difficile, avec une bonne sensation de fatigue les dernières semaines. Cette épreuve marque aussi le début de ma préparation spécifique en vue de la TDS, et s’assimile à un bon « weekend choc », pas spécialement en volume, mais surtout en intensité.

 

Objectif : Niveau 2 : objectif important. Ne connaissant pas spécialement les inscrits présents à ce trail, je n’ai pas vraiment d’objectif de classement, même si je pense bien pouvoir rentrer dans le Top10 (voir le Top5 si le niveau n’est pas trop relevé).


Déroulement :

Nous arrivons sur Vallouise le vendredi soir en compagnie de mon père, de Damien et de Fabien. Nous retrouvons Philippe lors du retrait des dossards. Christophe nous rejoindra peut de temps après, en compagnie d’Aurélien et d’Hervé.

A 20h, toute l’équipe de choc est réunie et nous installons notre campement (enfin, sauf Philippe qui loge à l’hôtel, et Christophe et Fabien qui ont préféré le luxe du gite).

La soirée ne s’éternise pas et nous endormons rapidement.

Nous avons beau être à la mi-juin, la nuit fut tout de même bien fraîche et mon sommeil fut plusieurs fois coupé en raison du froid.

 

Vers 7h00, tout le monde sort de sa tente et après un petit déjeuner sommaire nous rejoignons la navette qui nous amène sur L’Argentière-La Bessée, lieu de départ de cette première journée.

Une fois sur place, il n’y a plus qu’à attendre sagement le départ qui sera donné à 9h30. L’ambiance est conviviale, mais malgré cela, je ne parviens pas à complètement me réveiller. Je reste avec une sensation de sommeil très tenace. Je ne m’inquiète pas trop car cela m’arrive de temps en temps (mais en général, cela ce passe lors de départ bien plus matinaux) puis ça disparaît après le départ.

Après un court échauffement en compagnie de Damien et Christophe, nous voilà sur la ligne de départ. Celui-ci est donné et je me cale un peu sur le rythme de Damien. L’allure est assez rapide, mais je me sens plutôt facile, ce qui me rassure un peu pour la suite.

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Nous discutons brièvement entre coureurs mais les mots deviennent de plus en plus rares au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la ville.

Après quelques minutes, je me sens déjà légèrement en sur-régime et préfère laisser Damien s’échapper. Le parcours propose bientôt une montée assez régulière au milieu des arbustes. J’entame cette ascension en trottinant mais assez rapidement, je sens le cardio qui s’emballe un peu trop. Je regarde la montre. Je suis à plus de 180 puls alors que je n’ai pas l’impression de forcer tant que ça. Du coup, je passe en mode marche rapide pour tenter de faire baisser les puls et éviter d’exploser trop tôt. Je me rends compte que mes sensations de fatigue du départ sont toujours présentes et que je n’arrive pas à me « réveiller » correctement. Du coup, j’ai déjà une bonne lassitude alors que le weekend ne fait que commencer. Ça promet.

En plus, j’ai anormalement soif depuis le départ. En principe, je ne bois que très peu durant les 2 premières heures de course mais là, je ne cesse de prendre de petites gorgées.

Je perds de nombreuses places dans cette ascension et me retourne régulièrement en pensant voir bientôt surgir Christophe, mais pour le moment, pas de Christophe en vue, ce qui me laisse penser que je ne suis peut-être pas si lent que ça…

Arrivé au col de l’Aiguille, le parcours devient un peu plus roulant et j’espère bien que le fait de trottiner me réveillera un peu, mais malheureusement mes sensations restent identiques.

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Le parcours est pourtant très agréable et nul doute que j’aurai pris beaucoup de plaisir en temps normal sur cette portion. Je passe à présent sous des rochers puis dans une pente bien raide équipée d’une main courante (pour une fois, je l’utilise copieusement). Je profite de la présence d’un secouriste pour boire quelques gorgées dans la bouteille qu’il me propose car je sens que je vais du mal à tenir jusqu’au ravito du 22e km.

Un peu plus haut, le tracé devient moins pentu et je reprends peu à peu du plaisir à courir. Cette amélioration se traduit rapidement par mon retour sur le coureur qui me précède. Le moral revient un peu de je profite de ce bon passage pour gagner encore quelques places. Mais je ne suis pas euphorique, car je me doute fortement que ces bonnes sensations ne devraient pas durer jusqu’à l’arrivée. En effet, à force de boire pour satisfaire ma soif, je me retrouve à présent avec le ventre gonflé d’eau, avec des ballonnements et des nausées pour accompagner tout ça. D’autant que ma soif ne s’étant pas résorbée, j’ai été contraint de puiser un demi-bidon dans un ruisseau, ce qui ne devrait pas arranger mes maux de ventre....

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Mais pour le moment ça passe, alors je profite de la descente pour limiter les dégâts. Je double encore 1 ou 2 coureurs, puis juste après une traversée périlleuse d’un torrent, je passe un groupe de 4 coureurs au sein duquel se trouve Sébastien Nain, du team Compressport.

Je me dis alors que je ne suis pas si à la rue que ça et profite du reste de la descente pour prendre un peu d’avance et arriver seul au ravito.

Je prends bien mon temps pour me restaurer et refaire le plein de mes bidons (1 en eau plate et 1 en eau gazeuse). Je repars dans l’ascension suivante tandis que 2 coureurs arrivent au ravito.

On m’annonce 12e et j’aperçois les 10 et 11e pas trop loin dans la côte. Je commence à croire à un possible et inespéré Top10.

J’attaque la grimpette sur un bon rythme mais malheureusement, vers la moitié de l’ascension les crampes font leur apparition. Je suis donc contraint de m’étirer un peu et de baisser un peu d’intensité. Pourtant, je parviens à gagner une place dans cette montée. Sébastien Nain et un autre coureur me rejoignent vers le sommet de l’ascension. La pente devient à présent « courable », mais je suis contraint de laisser filer ces 2 coureurs en raison de mes crampes.

Heureusement, les crampes sont plus supportables dans les portions descendantes.

Une petite portion roulante puis montante me fait perdre de vue les 2 coureurs et un autre revient à ma hauteur. Nous évoluons un petit moment ensemble jusqu’à ce que je sois contraint de m’étirer une nouvelle fois.

Ensuite débute un long moment de solitude durant lequel je me force à trottiner un maximum, jusqu’à ce que les crampes m’en empêchent. Mes nausées sont toujours présentes et je suis même contraint de m’arrêter vomir rapidement.

Je rejoins enfin le deuxième ravito à Puy St Vincent. Je mange un peu, mais pas beaucoup à cause des nausées et repars en espérant que l’arrivée sera vite là. Un bénévole me casse un peu le moral en me disant qu’il reste encore une bonne difficulté…

Alors que je m’attendais à descendre majoritairement, le parcours est plutôt plat, légèrement vallonné. Je trouve cette partie très longue et très lassante. J’ai vraiment hâte d’en finir, mais je n’arrive plus à avancer. Je marche énormément.

Voici enfin la dernière difficulté, qui est en fait un raidillon très court. Ensuite débute la dernière descente où j’arrive à retrouver une allure convenable. Cette descente slalome dans les bois et est assez plaisante. Un peu plus loin je reconnais être déjà passé par là en 2007, lors d’un footing que j’avais fait pendant mon Tour de l’Oisans (GR54).

Cette section me permet aussi de gagner une place au classement puisqu’un coureur n’arrive pas à descendre à cause des crampes.

Une fois en bas, je sais qu’il reste environ 2km de plat où je trottine et me permet quelques passages de marche.

Voici enfin l’arrivée. Je franchis la ligne en 5h05’42 (44km, 2300m+, 13e). Damien est là pour m’accueillir. Il a fait une très belle course et finit 7e (4h48).

 

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sur le gragh : le cardio en haut, le profil au milieu et la vitesse en bas.

 

Petit passage par le ravito d’arrivée, mais il n’y a pas grand-chose qui m’attire. Je préfère rentrer au campement pour me doucher et me reposer en attendant le reste de la troupe.

Avant la douche, je suis contraint de vomir une nouvelle fois.

Ensuite, ça va un petit peu mieux et je commence à penser à la récupération en vue du lendemain. Avec Damien, séance de massage (récup active) au Compex, sur les quadris, puis les mollets. Un peu plus tard, Christophe nous prête un peu de crème de récupération. Avec tout ça, c’est sûr qu’on sera au top le lendemain. En tout cas, on l’espère.

Par contre, je suis assez inquiet car un orteil est plutôt douloureux. L’ongle semble avoir un peu ramassé en descente et j’ai du mal à marcher avec les XT Wings. J’essaye les S-Lab et ce coup-ci, la gêne est très modérée. Ouf ! J’hésitais un peu pour sur le choix des chaussures pour l’étape du dimanche, mais à présent, le choix est fait.

 

Le dîner festif se passe ensuite devant le camping. Le bœuf à la broche est très bon, mais le gratin de patate est un peu léger en terme de quantité. C’est que la journée a creusé les appétits de tout le monde, et que demain, on va encore dépensé de l’énergie.

 

Après le repas, on ne s’attarde pas pour danser et direction le campement pour prépare les affaire du lendemain et se coucher de bonne heure.

 

La nuit fut encore bien fraîche, mais ce coup-ci, j’avais pris davantage de précautions, et je n’ai pas beaucoup était réveillé par le froid (mais un peu quand même). Le petit déjeuner est offert par l’organisation, ce qui nous permet de disposer de boissons chaudes. Bien appréciable étant donné le froid qui règne.

 

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Ensuite, chacun se prépare plus ou moins chaudement et nous assistons au briefing de Patrick Michel. Il nous annonce que la météo est incertaine et que la course pourrait être stoppée au premier ravitaillement (21e km). La neige est annoncée à 1800m et nous devons passer à 2600m ; on verra bien quand on y sera.

 

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Le départ est donné et les jambes ne sont pas trop mauvaises. Quoiqu’il en soit, je reste prudent car le parcours débute par une petite cote de 400m+ en sous-bois. Je prends une bonne allure de croisière et la maintiens jusqu’au sommet. Quelques coureurs m’ont dépassé, mais peu importe, la journée sera encore longue aujourd’hui. Je profite ensuite de la descente pour réduire l’écart avec le groupe qui me précède. J’aperçois Corinne Favre dans celui-ci, mais je n’ai aucune prétention de chercher à l’accrocher vu le profil « montagne » du jour.

Au pied de la descente, nous traversons le hameaux des Vigneaux où Aurélien (qui n’a pas pris le départ aujourd’hui en raison d’un genou douloureux) et Agnès (la femme de Philippe) sont là pour nous encourager. Je suis environ 15e mais la course débute seulement.

En effet, le tracé nous indique une longue montée de 1500m+.

Je me sens bien mais je préfère marcher régulièrement pour ne pas trop exploser par la suite. Je gagne 1 places ou 2, mais j’en perds également. D’autant que par la suite, la pente devient plus douce. Mais je ressens tout de même la fatigue de la veille et je n’arrive pas à courir suffisamment longtemps. Je me fais rejoindre et dépasser par quelques coureurs.

A un moment, 2 gars me passent et je me force à m’accrocher à leur allure (je suis alors 18 ou 19e). On discute un peu et eux sont persuadés que la course sera stoppée au ravitaillement. Personnellement, j’en suis moins sûr et préfère ne pas trop me griller au cas-où.

Peu avant la ravitaillement, j’aperçois un coureur au loin en direction du col. J’annonce à mes camarades que l’arrivée sera bien à Vallouise. Cela semble leur avoir mis un petit coup au moral et je me détache un peu pour arriver seul au ravito.

J’y parviens après 2h30 de course (21km-1400m+). La barrière était annoncée à 3h30 de course. Je me dis qu’il risque d’y avoir pas mal de mises hors délais (je pense notamment à mon père).

Je repars ensuite en compagnie de Jean-Luc Pigeault, l’un des rares finisher de toutes les éditions de l’UTMB. On reste un peu ensemble, à avancer contre le vent glacial.

Un peu plus haut, une fois sorti de la piste forestière, je mène l’allure et me détache sans trop le vouloir.

Le parcours est très agréable. Très « alpin », avec quelques névés, un petit lac d’altitude, des sommets dans toutes les directions…

En levant un peu la tête, j’aperçois quelques coureurs plus en avant. Ça me motive et j’intensifie mon allure. Je rattrape rapidement un coureur qui semble bien mal au point. Je l’encourage mais on voit bien qu’il est cuit.

Plus loin, je reconnais Damien à quelques minutes. Je me fixe alors comme objectif de le rejoindre avant le passage au sommet. Je prends régulièrement les écarts : 4’ puis 3’, puis 2’… Finalement, le col est déjà là et je le franchis avec environ 1’ de retard. Je me dis alors que je devrais pouvoir combler ce retard dans la descente, mais je m’aperçois vite que j’ai tout de même bien forcé sur la fin de l’ascension et que j’ai besoins de souffler un peu. En plus, mon orteil au pied gauche est un peu gênant sur certains appuis. Du coup, je descends sur un bon rythme, mais sans attaquer ; et globalement l’écart se maintient jusqu’en bas.

Sur la fin, je vois au loin que Damien est revenu sur 2 autres coureurs.

Je passe ensuite devant Aurélien et Agnès qui m’encouragent et me signalent que le ravito est juste là.

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Une fois à celui-ci, J’aperçois Damien qui s’apprête à repartir avec les 2 autres coureurs. En me voyant, il me dit q’il m’attend et que l’on finit ensemble. Mais comme je dois quitter ma veste, mes manchons, et refaire le plein de mes bidons, je lui dis de filer.

Une fois mon « bricolage » effectué, je repars avec l’intention de revenir assez rapidement sur les 3 coureurs. Je sais qu’il ne reste que 7 ou 8 km et le profil est plutôt descendant. Après plusieurs minutes, je reviens sur Damien, légèrement décroché par les 2 autres.

On décide bien entendu de finir ensemble et l’on se motive pour conserver un train correct. Cela nous permet de bien trottiner sur cette fin de course peu intéressante.

A proximité de Vallouise, nous reprenons l’un des 2 coureurs et décidons de finir à 3.

Nous franchissons la ligne en 4h57’31 (41km et 2200m+) en 10e position.

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A l’arrivée, nous partageons une bonne binouze bien méritée et attendons nos camarades au campement. Philippe aura fait une superbe course pour finir 3e V2. Christophe, pas dans un bon jour finira avec Fabien. Hervé arrivera un peu plus tard, bien heureux de sa journée. Quant à mon père, il aura malheureusement été stoppé par la barrière horaire très sévère du premier  ravitaillement (3h30 - 21e km – 1400m+)

 

Sur l'ensemble du weekedn, je termine 11e. Un résultat un peu décevant mais finalement pas trop mal vue mes sensation du weekend.

 

Une fois tout le monde réunis, nous nous restaurons au délicieux buffet (copieux aujourd’hui) et rentrons sur Vizille.

 

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en haut le profil et en bas la vitesse 


Points positifs
: Le weekend fut très sympa et convivial. C’est toujours agréable de partager sa passion entre amis ou en famille.

S’agissant d’une course de préparation, cela m’aura permit un rappel sur la gestion d’avant-course (bien dormir, attention au froid, bien déjeuner le matin, ….)

 

 

Points négatifs : Les sensations furent très mauvaises le 1er jour. Tout s’est enchainé : fatigue, soif, nausées, ballonnement, crampes, lassitude …

Sur le 2e, ce fut un peu mieux dans l’ensemble, même si la première moitié de course fut effectuée sans jambes et sans envie.

Mon pied fut un peu gênant le dimanche, mais cela m’a surtout engendré une inflammation douloureuse  pour les jours suivants.

 

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 08:29

Contexte : Souhaitant participer à une compétition durant cette période de fin avril/début mai, je m’oriente sur cette « petite » épreuve car aucune autre ne réussi à me motiver complètement. Ayant déjà participé à cette course en 2009, je sais à quoi m’attendre et que ce sera l’occasion de faire un gros kilométrage au profil plutôt roulant.

 

Objectif : Niveau 3 : objectif restreint. En 2009, j’avais gagné sans "trop" forcer en réalisant 26 tours (62.4km). Cette année, j’espère bien sûr le même classement, mais je souhaite aussi réaliser une meilleure marque afin de me forcer à avoir davantage de rythme. Je me fixe un objectif minimum de 27 tours (65km),… et pourquoi pas les 29 tours (70km)…


Déroulement : Alors que je ne connaissais personne parmi les participants en 2009, j’arrive cette année en compagnie de Christophe, qui partira lui aussi en solo. Nous retrouvons sur place Brice (d’Endurance Shop) et Franck, qui participent respectivement en relais à 2 et à 4. La journée commence bien, dans un esprit très convivial.

Lors des inscriptions, nous avons remarqué avec Christophe la présence en solo d’Olivier Finet. Nous le connaissons de nom et savons qu’il a des références correctes sur marathon (2h45).

D’entrée, je me dis que ça va être dur pour garder ma place de l’an dernier, mais je suis plutôt satisfait, car je sais que sa présence devrait me permettre de forcer davantage, ce qui est le principal but de la journée.

Vers 9h15, le départ est donné dans une ambiance (trop ?) bon enfant. Très vite, 2 coureurs se détachent nettement, mais nous savons qu’il s’agit de relais.

Je suis en compagnie de Christophe, juste derrière Olivier Finet. L’allure est correcte, mais un peu plus soutenue que mes prévisions. Cependant, c’est une allure de course tout à fait raisonnable (13km/h).

Le premier tour est bouclé en 10’52. Je suis toujours avec Christophe et Olivier, mais dans la montée du deuxième tour, Olivier augmente sensiblement son allure. Avec Christophe, nous préférons conserver notre rythme actuel et laissons Olivier se détacher. Nous ne sommes qu’au début de course et je préfère être prudent.

Avec Christophe, nous restons ensemble avec cette allure durant une bonne heure. Derrière le trou est conséquent et devant, Olivier ne faiblit pas et accroît son avance de tour en tour.

De mon coté, je suis bien mais je ne suis pas sûr de pouvoir bien accélérer. Je consulte souvent mes puls, et je vois bien que je ne pourrai pas trop forcer davantage sous peine d’exploser plus vite que prévu. Christophe décide de ralentir un peu et je poursuis donc seul.

Après 1h30, je commence à me ravitailler un peu en solide (barre banane séchée). Au niveau liquide, je me ravitaille très régulièrement grâce à ma ceinture porte-bidon. J’ai choisi pour ce début de course de boire un mélange coca/eau pour tester un peu. Pour le moment ça passe bien.

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A la fin de la 2ème heure, je sais déjà que je ne pourrai pas rejoindre Olivier. Assez soudainement, je commence à me sentir plus faible. Je me dis que je devrais peut-être manger un truc pour me re booster, mais rien ne me fait envie, et je suis écœuré rien qu’à l’idée de manger. Je lève donc le pied et poursuis sans me restaurer en solide. Coté liquide, je passe à l’eau pure.

La petite côte se passe à présent en marchant, mais j’arrive tout de même à faire des secondes parties de tours assez correctes.

Je ne vois plus Olivier depuis longtemps, et je n’ai aucune idée de son avance, ni de son état de forme.

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Je passe au marathon en 3h30 (900m+) et je ne sais pour quelle raison, cela me redonne un petit coup de boost. Je me remets à manger un peu et mes mauvaises sensations semblent disparaître. Inconsciemment, je me remets à croire à un possible retour sur la tête de course. Mais je reviens vite à la réalité lorsque les crampes aux mollets m’obligent à m’étirer et qu’Olivier revient à ma hauteur et me prend un tour.

On discute brièvement et je sens bien qu’il commence à souffrir aussi. Je le sens soulagé de m’avoir pris un tour et je sais que maintenant, il va se contenter de gérer son avance, un peu comme je l’avais fait l’année passée.

Il fait malgré tout l’effort dans la bosse pour me distancer et je ne cherche pas à m’accrocher.

A proximité du « point haut » du parcours, j’ai le plaisir de revenir à la hauteur de Christophe.

Bien content de le voir puisque je commençais à trouver le temps long. Il m’explique qu’il galère un peu depuis quelques tours, qu’il n’est « que » 4ème et que la fin va être dure pour lui.

Sur le coup, j’hésite un peu entre poursuivre seul à mon allure pour faire un maximum de kilomètres (et espérer une improbable défaillance d’Olivier) ou bien poursuivre en compagnie de Christophe, ce qui serait bien plus sympa.

J’opte pour cette dernière solution et encourage Christophe à revenir sur la troisième marche du podium.

Christophe peine un peu mais on arrive progressivement à revenir sur le 3e, et à le dépasser. Ensuite, avec un meilleur moral, je sens Christophe bien plus à l’aise.

Nous poursuivons ensemble sur un bon rythme de croisière en papotant un peu, ce qui nous permet de passer le temps plus rapidement.

Musculairement, je sens mes jambes plutôt dures et que les crampes sont toujours très proches.

Avec Christophe, on évoque un peu le nombre de tours qu’il nous reste à parcourir. A 5h20 de course, je dis à Christophe que l’on peut encore en faire 3 en forçant un peu. Etant assurer de sa 3e place, il préfère opter pour 2. Du coup, j’accélère un peu pour arriver à boucler mes 3 tours et abandonne Christophe. J’effectue mes 3 tours sur une allure plutôt correcte pour la durée de course et reviens même à la hauteur d’Olivier lors de la dernière montée. Mais une fois qu’il m’aperçoit, il s’efforce d’accélérer pour conserver son tour d’avance.

A l’entame de ma dernière descente, j’entends quelqu’un qui m’appelle au loin, je me retourne et me rends compte qu’il s’agit de Christophe qui s’est finalement lancé dans un ultime tour, contrairement à ce qu’il m’avait annoncé.

Je termine mon 28e tour (67,2km et 1400m+) en 6h00’37.

Une fois la ligne franchie, j’attends Christophe qui en termine avec son 27e tour. Nos femmes et enfants sont là pour nous féliciter.

Un peu plus tard, nous sommes tous les 2 réunis sur le podium

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Points positifs
: J’ai passé une très bonne journée bien conviviale, en compagnie de Christophe. Ce fut également un grand plaisir de partager quelques bons moments avec Brice et Franck (d’ailleurs bravo à lui et son équipe pour leur victoire en relais à 4).

Le kilométrage réalisé est satisfaisant puisque je dépasse de 2 tours (4,8km) celui de l’an passé.

 

Points négatifs : Même si je pense que je n’aurai pas pu gagner, je n’ai jamais cherché à me battre pour la première place. Je me suis contenté de gérer ma deuxième place et je n’étais pas vraiment dans un vrai esprit de course (compétition). J’étais plus orienté « entraînement soutenu » et je n’ai pas su donner le meilleur de moi-même. Avec le recul, j’aurai probablement dû forcer un peu l’allure sur les 2 premières heures, histoire de maintenir Olivier sous pression. Cela m’aurait également augmenté ma motivation.

 

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graph(en haut la courbe des puls et en bas celle de la vitesse) 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 10:00

Contexte : Une semaine après le Raid de Vallon Pont d’Arc (parcours Aventure avec Damien), je sais que la fraicheur physique risque de me faire défaut. D’autant que j’ai profité de ma semaine de vacances entre ces deux épreuves pour faire un peu de volume.

 

Objectif : Niveau 4 : pas d’objectif. Compte tenu du manque de fraicheur prévisible, aucun objectif sur cette épreuve. Le but est surtout de profiter de cette dernière journée de vacances dans le midi pour découvrir un massif (Sainte-Baume) inconnu. Même si je ne ferai bien sûr pas la course en « dedans », je sais que je ne réaliserai pas mon meilleur résultat possible.


Déroulement : Le samedi soir, alors que tout s’était jusqu’ici bien déroulé et que la forme semblait présente, une légère, puis vive, douleur est apparu à l’un de mes orteils, à chaque pas. J’ai d’abord cru à un grain de sable qui se serait glissé sous l’ongle, suite à une après-midi « pâté de sable ». Mais après examen de l’orteil fautif, il s’avère qu’il s’agit d’un ongle incarné. Cela n’est bien sûr pas pour me réjouir et je commence à m’interroger sur ma participation au trail du lendemain.

Mais finalement, avec l’aide de Fanny et d’un pansement d’alcool, la douleur s’est bien apaisée durant la nuit. Et même si une gêne est toujours perceptible, je peux courir sans soucis.

Je fais la route en compagnie de mon papa qui s’aligne tout comme moi sur le petit parcours de 21km. Après le traditionnel retrait des dossards, nous nous équipons et nous rendons sur la ligne de départ. Il fait beau et bon mais quelques nuages semblent arriver. Le speacker nous informe que la météo au sommet se dégrade (brouillard, vent, froid,…). Il nous conseille donc vivement de prendre un truc pour se couvrir.

Ayant prévu de partir en T-shirt, j’hésite un peu à me couvrir car je sais qu’en courant normalement, je ne devrais pas avoir trop froid. Mais comme je doute un peu de ma fraicheur physique, je me dis que si je suis contraint de faire un bout de parcours en mode « rando », il vaut peut-être mieux être prudent. Du coup, je prends les manchons aux bras.

9h58, nous sommes alignés au départ. Etant en première ligne, je me mets volontairement en retrait car je ne souhaite pas effectuer un départ trop rapide et me griller dès la première pente.

Le départ est donné et tout le monde s’élance. Après quelques minutes, je suis aux alentours de la 30e place, et les premiers sont toujours visibles. Je m’attendais à un départ bien plus rapide. Je souris intérieurement car sur le Raid de Vallon le weekend dernier, tout le monde partait bien plus vite alors que la durée d’effort était au moins triple.

Le parcours monte sur une route puis un chemin plutôt large et roulant. Quelques petits groupes se forment. Dans le début de l’ascension, je me sens plutôt à l’aise et j’en profite pour remonter un peu au classement, même si je me doute que cela ne durera pas, car je sais que cette ascension est relativement longue.

Effectivement, peu de temps après, je sens que j’ai un peu plus de mal à tenir l’allure. Du coup, je lève un peu le pied et n’hésite pas à marcher de temps à autre. Je perds par conséquent quelques places.

Les places sont à présent un peu figées et chacun prend son allure de croisière. Je me sens un peu plus à la peine que mes acolytes en montée et attends les portions plus descendantes. Mais, dans la première descente significative, je suis surpris de voir que je ne suis pas si à l’aise que ça. Je ne perds pas de place ni de terrain, mais j’ai du mal à en gagner. Il faut dire aussi que je profite de cette descente peu difficile pour récupérer un peu des efforts de l’ascension.

Le parcours est à présent un peu plus roulant est je suis plus à l’aise. Quelques petites relances qui passe plutôt bien et des chemins très agréables. Je me surprends à ne pas être plus à la peine, mais reste prudent, car je sais que le coup de barre peut vite arriver.

Au premier ravito, je ne reste que le temps de boire un verre de coca. Mon bidon est encore bien plein et je ne refais pas le plein.

Le parcours devient plus sauvage avec quelques traversées de cours d’eau et des courts passages où l’on doit mettre les mains.

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Arrive bientôt la 2ème ascension, la plus longue. Elle n’est pas trop raide et j’arrive à trottiner un pas trop mal. En tous cas, un peu mieux que les coureurs qui m’entourent, puisque je profite de cette montée pour me détacher du groupe où je suis. Ensuite, lorsque les muscles chauffent trop, je m’autorise de marcher un peu puis je relance le plus souvent possible, car je sais que je peux gagner du temps sur cette partie.

Je reprends quelques places sur le haut de l’ascension. Me voilà bientôt sur les crêtes de la Sainte-Baume. C’est à présent bien plus roulant. Il fait un peu plus frais, mais sans plus.

Je vois que derrière, 2 coureurs ne sont pas trop loin et même si j’ai l’impression de bien avancer, il me semble qu’ils se rapprochent petit à petit.

Le chemin devient ensuite bien plus caillouteux et il faut faire attention à ne pas se faire une cheville.

Ensuite, on entame une bonne descente, toujours caillouteuse. Ce coup-ci, je ne gère pas trop et accélère un peu, surtout pour ne pas me faire rattraper. Cela me permet de rapidement revenir sur 2 coureurs. Je les dépasse et pense pouvoir me détacher rapidement, mais ils se calent sur moi et restent au contact. Du coup, comme je ne souhaite pas mener l’allure et me faire « coiffer » une fois la descente finie, dès que la descente devient très technique, je prends un peu de risque et me détache. Je contrôle de temps en temps en regardant derrière mais le trou est fait.

Je retrouve à présent une partie de parcours fait lors de la montée. Il s’agit d’une portion roulante. J’allonge ma foulée pour tenter d’augmenter mon avance sur mes poursuivants, histoire qu’ils ne reprennent pas espoir de me doubler.

Un bénévole m’annonce 11ème (en fait je suis 12e) et que 2 coureurs sont juste devant. J’accélère encore un peu puis les aperçois quelques secondes devant.

Je vois en bout le dernier ravito avec les 2 coureurs qui s’apprêtent à s’y arrêter. Je sais qu’il me reste une petite ascension, puis une longue descente sur Signe. Je regarde ma montre qui indique 1000D+, j’en déduis (par rapport au D+ annoncé) qu’il reste une montée de 100D+, ce qui devrait être une « formalité ». Je zappe le ravitaillement et en profite pour gagner 2 places d’un coup. Les 2 coureurs repartent une vingtaine de secondes derrière moi.

La dernière ascension débute rapidement, je prends un gel « booster » et je me force à imprimer un gros rythme afin d’accroitre mon avance et ne pas donner d’espoir aux 2 coureurs de derrière.

Le problème, c’est que cette ascension, que je pensais courte, est en fait plus longue que prévu. Du coup, je suis contraint de lever un peu le pied et bois une bonne gorgée. Mais cette gorgée finira mon bidon. J’espère donc que le sommet n’est plus trop loin.

Me voilà enfin au sommet, après une grimpette de 250D+. Je jette un coup d’œil derrière et ne vois personne. Personne non plus devant alors que j’ai une bonne portée de vision. J’effectue donc une descente sur un bon rythme en regardant régulièrement derrière, mais sans vraiment attaquer pour tenter de gagner encore une place ou deux.

courses 8988

Pourtant, dans le bas de cette descente, juste avant de rentrer dans le village de Signes, j’aperçois au loin un coureur. J’accélère légèrement, mais je ne parviens pas à revenir à sa hauteur. Je termine donc 10ème en 2h11’49 : résultat très satisfaisant vu ma préparation.

Mon père arrivera un peu plus loin avec un temps encourageant de 3h17 (là aussi, vu la préparation, c’est bien satisfaisant)..

 

Points positifs : Le résultat. (10ème). Même si le niveau n’était pas spécialement relevé, je ne pensais pas rentrer dans le top10, vu mon manque de fraîcheur.

Je pense avoir fait la course qu’il fallait avec les moyens que j’avais. J’ai eu une bonne gestion de mon effort.

 

Points négatifs : Dommage que je n’ai pas davantage « attaqué » dans la dernière descente, car il y avait moyen de gagner encore une place au classement.

 

Rémy trail signes salomon

 

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /2010 16:53

Contexte : Ce raid multisports est l’occasion de varier un peu les plaisirs en incluant d’autres disciplines. C’est aussi et surtout l’occasion de partager un bon moment avec mon coéquipier, Damien. Etant d’un niveau voisin à pieds et pas trop éloigné en vélo, il devrait y avoir moyen de bien s’amuser. D’autant que Damien est titulaire du monitorat de kayak, ce qui devrait nous permettre de bien nous débrouiller dans la section canoë.

 

Objectif : Niveau 3 : objectif restreint. Etant donné mon niveau en VTT, pas spécialement d’objectif pour cette épreuve ; même si bien évidemment, on tentera de faire la meilleure course possible. Pas trop d’idée de classement, car nous n’avons pas spécialement l’habitude de ce type d’épreuve. Il nous est donc difficile de savoir ce que l’on « vaut » par rapport aux autres.


Déroulement : Après une arrivée avec Fanny sur Vallon Pont d’Arc le samedi en milieu d’après-midi, on retire rapidement nos dossards et retrouvons Christophe et sa petite famille. Christophe nous informe que des bruits circulent comme quoi la section canoë pourrait être supprimée, en raison du niveau de l’eau. On retrouve plus tard Damien et Caroline et, après un montage de tente original (sur des terrasses de mobil-home), nous effectuons un petit repérage du rapide avant le Pont de l’Arc. Effectivement, il y a pas mal d’eau, mais d’après Damien, c’est encore jouable. Le souci, c’est qu’un gros orage est prévu pour la nuit.

On retourne sur Vallon boire un coup avec Christophe et Gabrielle, puis il est temps de se restaurer. Après quelques aller-venue dans les faubourgs du village, nous engrangeons une bonne plâtrée de pâtes au camping, histoire de prendre des forces pour le lendemain.

Puis, l’orage fait son apparition. La pluie devient de plus en plus violente et se transforme même en grêle alors que je suis en train de changer mon pneu arrière de VTT. Pendant ce temps, Damien cherche ses clefs, égarées sous la grêle.

Heureusement, tout rentre dans l’ordre et l’on parvient à passer une nuit plutôt correcte malgré la pluie.

Réveil vers 6h avec Damien, et après le p’tit déj, on file déposer les vélos. Là, on apprend que la portion canoë est annulée : avec l’orage de la nuit, l’Ardèche est montée de 2m. Retour au camping pour finir de se préparer et annoncer à nos femmes que le canoë est annulé pour tout le monde (elles font le parcours découverte). Damien se strap soigneusement le genou, car il souffre depuis quelques semaines d’une tendinite au genou. On verra comment ça se passera sur la course.

Il est temps de se rendre au départ. On y retrouve Christophe et son beau-frère/coéquipier. Le parcours est repoussé d’1/2 heure et nous nous échauffons tranquillement, mais inutile de trop en faire, car il faudra partir prudemment car sans le canoë, nous devrons enchaîner les 28km en non-stop.

Le départ est enfin donné et je suis surpris du départ rapide de la part de l’ensemble du peloton. Mes jambes sont un peu lourdes, mais tout de même, je ne pensé pas être autant à la peine dès le départ. J’ai l’impression que personne n’a saisi que le canoë était supprimé et que nous partions pour une trentaine de km au lieu des 7 prévus initialement. Qu’importe, ça va vite se calmer. Damien est un peu sur le devant et je me fais un peu violence pour revenir rapidement à sa hauteur. On sort de la ville et on remonte doucement dans le peloton. Je rassure Damien en lui disant que tout le monde ne pourra pas tenir ce rythme durant les 6 à 8 heures d’effort prévu au programme.

Je sens que Damien a davantage de jus que moi sur ce début de course. Mes jambes sont toujours un peu lourdes, mais c’est souvent le cas lors de mes courses. Donc rien d’alarmant, même si je suis conscient que je ralentis un peu notre avancée.

Après environ ¾ d’heure, les jambes vont un peu mieux et nous commençons à gagner quelques places. Nous n’avons pas accélérer, mais comme prévu, la plupart des équipes lèvent un peu le pied. Plus loin, on nous annonce 26ème, mais nous savons que nous allons continuer à remonter.

Le parcours est plutôt sympa et agréable, sans trop de technicité. Damien mène l’allure et nous arrivons bientôt au parc à vélo du petit parcours. Là, on déroule un peu et Damien me fait part de sa douleur au genou qui le gêne beaucoup sur le plat. Malgré tout, on gagne encore quelques places.

Nous arrivons bientôt à proximité du fameux canyon du Rieussec, avec ces marmites qui donne le charme de ce raid. Mais d’entrée, je suis surpris pas l’eau présente. Les 3 autres éditions, il fallait attendre les marmites pour commencer à apercevoir de l’eau. Ce coup-ci, il y en a dès le bas. Je fais part de ma remarque à Damien et juste après, nous voilà avec de l’eau jusqu’à la taille pour remonter ce canyon habituellement asséché.

La succession de passages délicats nous permet de revenir rapidement sur 2 équipes qui nous précédées et nous les dépassons avant d’aborder les agrès mis en place par l’organisation.

Nous devons traverser quelques marmites gorgées d’eau à l’aide de corde, puis remonter une échelle de corde pour rejoindre une nouvelle marmite et ainsi de suite. C’est très ludique et l’eau n’est finalement pas aussi froide que prévu.

En raison du volume d’eau et du débit, les plus grosses marmites (les seules marmites humides des autres années) sont évitées par un contournement un peu trop aérien (à mon goût) en termes de sécurité.

Quelques derniers passages aquatiques et nous sortons bientôt de ce canyon. Les muscles ont été un peu refroidi par la température de l’eau et nous reprenons progressivement notre allure de footing. Nous avons encore des jambes et gagnons encore quelques places jusqu’à être 16e à moins de 2 kilomètres du parc à vélo.

On est très motivés et on continue à une belle allure, mais malheureusement, à un moment, nous ne voyons plus de balisage.

Petit moment d’hésitation puis nous poursuivons jusqu’au croisement suivant. Toujours rien.

Nous interpelons un automobiliste qui nous renseigne sur le chemin à suivre. Après une courte descente, nous retrouvons le bon chemin et rejoignons le parc à vélo. Pas mal d’équipe arrive en même temps que nous et nous ne savons plus trop à quelle place nous sommes. (en fait, après analyse des temps intermédiaires, nous arrivons 20e au parc à vélo, après une perte de temps estimée de 8 à 9 minutes).

Nous récupérons nos vélos, nous équipons rapidement et nous voilà partie pour une quarantaine de kilomètres en VTT. Physiquement, nous sommes bien. En tous cas, tout à fait comme prévus. On espère donc pouvoir limiter notre chute prévisible au classement et conserver une place dans les 30 premiers.

Mais dès le départ, ça commence par petite une côte et le ton est donné. Nous sommes doublés par quelques avions. C’est sûr qu’on prend un petit coup au moral, car nous sommes bien physiquement, nous avançons à une allure correcte et nous nous faisons déposer par des coureurs qui ne donnent pas l’impression de forcer… Qu’est-ce que ça sera lorsque nous aurons un coup de barre…

Nous perdons ainsi quelques places mais nous gardons le moral et apprécions le cadre magnifique de ce parcours. Je jette de temps en temps un œil au compteur pour voir la distance parcourue.

Après une petite heure de vélo, on entame une portion particulièrement boueuse et étroite. N’étant pas du tout à l’aise, je préfère effectuer ce passage à pied. Mais le passage est plus long que prévu et je tente quelquefois de repartir à vélo, mais en vain. Le kilométrage du compteur n’avance plus et je prends un bon coup au moral. En plus, je sens que mes forces diminuent et je me doute que je suis en train de faire une légère hypo. Je tente de manger un peu tout en avançant, mais c’est plutôt délicat en poussant le vélo dans cette boue. Je prends malgré tout un gel « coup de fouet et une pâte de fruit. Je rejoins Damien qui m’attend gentiment en m’encourageant et lui explique mon coup de barre. On repart tranquillement et à présent, on sent qu’on est moins dans la compétition. A chaque difficulté, on met plus facilement le pied à terre.

On arrive au ravito et on en profite pour faire une bonne pause repas, histoire de bien recharger les batteries. On plaisante un peu avec les bénévoles. Un bon moment.

C’est reparti, toujours dans la bonne humeur. L’alimentation fait son effet et je retrouve un peu plus la forme, même si notre progression est toujours ralentie par ce terrain boueux.

On ne se fait quasiment plus doubler depuis un petit moment, c’est toujours mieux pour le moral.

A un sommet, un bénévole nous annonce l’arrivée à 30minutes. J’ai un peu de peine à le croire mais bon, on verra bien (nous arriverons 1h plus tard). Nous rejoignons bientôt le parcours « découverte » pour un tronçon commun jusqu’à l’arrivée. C’est à présent un peu moins technique, mais toujours aussi boueux. L’avantage de cette partie commune, c’est que l’on voit du monde, et qu’en plus on en double. Ce qui prouve tout de même que l’on avance un peu malgré tout…

Après quelques kilomètres, on reconnait le pont de Salavas, synonyme d’arrivée.

On use nos dernières énergies et on dépasse même une équipe de notre parcours (le seul dépassement que l’on aura fait sur la portion VTT). Nous pénétrons dans Vallon et franchissons la ligne d’arrivée.

Très heureux d’en finir, mais surtout très heureux d’avoir partagé une excellente aventure sportive avec Damien.

vallonraid

 

Gabrielle est là pour nous féliciter. Nous filons vite nous laver au camping et revenons attendre Christophe et son « beauf », ainsi que Caroline et Fanny.

Gabrielle nous apprend que nous sommes classés 33e. Une très bonne nouvelle puisque nous pensions avoir davantage chuté au classement (je m’attendais plus à une 50e place).

Christophe et son bœuf arrive après avoir beaucoup galéré sur l’ensemble du parcours. Ils nous apprennent que Fanny et Caroline ne devrait plus tarder puisqu’ils les ont vu à 8km de l’arrivée en train de tenter de réparer leur problème de frein. Peu de temps après, les voilà, un peu déçus par leurs soucis mécaniques, car nul doute qu’un bon résultat était possible.
 
Points positifs: Avant tout, un très bon moment partagé avec Damien. L’entente a toujours été très bonne et l’on s’est soutenu régulièrement. Damien, un grand Merci pour m’avoir accompagné sur cette aventure.

La section pédestre s’est plutôt bien déroulée. Le démarrage a été un peu long, mais une fois lancé, on a fait une course intelligente… jusqu’à notre erreur de balisage.

 
Points négatifs :
L’annulation de la portion en canoë est compréhensible vu le niveau de l’eau, mais c’est vrai que cela a enlevé du charme à l’épreuve.

Sur la section VTT, on a bien vu nos limites techniques et notre manque de pratique. C’est dommage, car physiquement, on tenait encore la route.

 

Pour finir, Bravo à nos championnes Caroline et Fanny, qui sont venu à bout du parcours découverte malgré une double-casse de frein sur le vélo de Fanny…

 

A lire aussi, le CR de Damien

 

 

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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 23:05

Contexte : Après un travail hivernal dédié à l’entrainement de type cross pour gagner légèrement en vitesse, voici enfin venu le premier trail de l’année. Contrairement aux années précédentes, cet entrainement hivernal s’est déroulé comme je le souhaitais (sans pépin physique, ni course « parasite »), et je sens que j’ai progressé par rapport aux années précédentes. Reste à présent à le confirmer sur ce premier trail de ma saison 2010. Il s’agit là de ma 6e participation consécutive à ce trail de Vulcain.

 

Objectif : Niveau 2 : objectif important. Participant à ce trail tous les ans, j’ai à cœur d’améliorer mes résultats précédents. Ayant fini 2 fois 14e en 2008 et 2009 et vu mon travail hivernal, il me semble possible de rentrer dans le top10.


Déroulement : Comme à mon habitude, j’ai récupéré mon dossard la veille de l’épreuve. Après une nuit un peu compliquée (ma fille Lalie, 14 mois, qui habituellement dort très bien, a pleuré de 23h à 1h puis s’est réveillé à 2h, à 4h30 puis à 5h30….), je me réveille difficilement à 6h10. Le petit déjeuner au gâteau-sport Overstim’s amande passe très bien puis je commence à m’équiper. Entre-temps, mon père m’apprend que par prudence, il ne prendra pas le départ, en raison de quelques troubles inquiétants ses dernières 24h. Forcément, je pense qu’il a pris une sage décision.

A 7h30, direction Volvic en compagnie de mon père, qui assistera au  départ. Une fois sur place, le froid est plutôt saisissant. Le thermomètre affiche un gros -5° et beaucoup parle de -7°. Au niveau vestimentaire, j’hésitais à prendre mon petit coupe-vent en plus de la micro-polaire, mais là, je ne me pose plus trop la question.

8h, j’effectue un petit quart d’heure d’échauffement avec le blouson de ville puis me dirige vers le sas de départ, après avoir satisfait au contrôle de matériel (sifflet, couverture de survie et gobelet). Une fois dans ce sas, je termine mon échauffement par des courtes accélérations.

8h30, le speaker convoque tout le monde sur la ligne et je me place au premier rang. Le départ retentit et le peloton s’élance. Je suis volontairement un peu excentré sur la gauche, afin de ne pas être trop aspiré par l’allure de la tête. Toutefois, je suis surpris de ne pas être décroché rapidement. Les favoris (Meudec, Bringer, Bohard, …) semblent partir prudemment.
Vulcaindépart
Je regarde ma montre pour connaître un peu l’allure qui me paraît « tranquille » et suis surpris que nous sommes tout de même à 15.5 km/h sur ce départ en faux-plat montant. Du coup, je prends garde à ne pas accélérer et à la faveur d’un premier virage serré dans Volvic, je me cale au cœur de « la masse », aux alentours de la 30e position.

Le tracé, toujours en montée, rejoint bientôt le parcours de santé de Volvic et nous quittons enfin le bitume. Le peloton est de plus en plus étiré et je suis surpris d’avoir encore la tête de course en point de mire dans les rares longues lignes droites, mais cela ne dure pas bien longtemps.

La fine neige commence à blanchir légèrement le sol, mais le terrain reste très agréable à courir. Le sol ayant gelé, le terrain est plutôt dur et accrocheur, ce qui permet une foulée efficace. Je me retourne de temps en temps pour voir ce qui se passe juste derrière et je m’aperçois à chaque fois, qu’un groupe conséquent d’une dizaine de coureurs se trouve à quelques secondes.

Voici bientôt le premier puy de la journée, celui de la Nugère. La pente devient plus raide et je décide de marcher assez rapidement et de ne pas attendre d’avoir les jambes qui chauffent, histoire de m’économiser les muscles en vue de la fin de course. En plus, j’avance aussi vite en marchant que la plupart des concurrents qui se forcent à trottiner. Je profite de ce passage de marche pour commencer à m’hydrater. Mais en raison du froid, le bidon à commencer à geler et le débit est limité… ça promet pour la suite. Je vais donc essayer de boire très régulièrement pour éviter que ça ne gèle complètement.

Le parcours traverse le cratère du puy, ce qui permet une bonne relance,  et nous devons remonter sèchement sur la crête. Sachant que cette montée est courte, je me permets de forcer un peu le pas et gagne 2 ou 3 places. La descente qui suit est courte mais un peu piégeuse (pierres, trous, ornières, racines,…), surtout avec le saupoudrage de neige. Contrairement aux années précédentes, je ne prends pas de risque dans cette descente et maintiens mon écart avec les coureurs qui me précèdent. En revanche, un gars me dépasse à vive allure.

Une fois la descente effectuée, je traverse la route du col de la Nugère et entame la montée en direction du plateau. Mon père est présent au col pour m’encourager ; ça fait bien plaisir.

Cette montée, pas trop pentue, est effectuée en majorité en courant, mais je me suis tout de même autorisé quelques passages de marche dans les portions plus raides, toujours pour m’économiser musculairement (je redoute les crampes de fin de parcours) et me permettre de boire une petite gorgée d’eau très fraîche. Le débit du bidon est encore plus faible et je crois qu’il s’agit là de ma dernière gorgée. 

Dans cette petite ascension, je parviens à gagner une nouvelle place, mais surtout à me détacher un peu des coureurs qui me succèdent, et j’entame le puy de la Louchadière totalement seul.

Il s’agit de la principale difficulté du parcours et je sais que la suite de la course se jouera sur la fraicheur. Du coup, je fais cette ascension en gérant bien mon effort. Au sommet, un bénévole m’annonce 26e (les 2 parcours confondus), ce qui me motive, car l’an dernier, il me semble que j’étais aux alentours de la 40e position.

La descente qui suit est une nouvelle fois un peu piégeuse et je conserve ma volonté de descendre prudemment afin de ne pas chuter et/ou me blesser. Malgré tout, cette descente me permet de recoller à quelques coureurs. Malheureusement, l’un d’entre eux se tord la cheville juste devant moi. Je ralenti et lui demande s’il a besoin d’aide et s’il souhaite que je prévienne les secours. Il me fait part que ce n’est pas nécessaire. Après coup, je pense qu’il devait s’agir de Jérémie Chapuis (2e de l’Annécime 40km) que j’avais placé parmi les favoris.

Me voilà bientôt sur la portion roulante du plateau. Une portion d’environ 5km de plat et faux-plat jusqu’au ravitaillement de Vulcania. Les jambes sont toujours très bonnes et je me permets donc de prendre une bonne foulée histoire de grignoter un peu de temps. Je parviens à gagner quelques places (2 ou 3). Cette portion n’est pas spécialement la plus agréable aujourd’hui. Avec ce vent glacial et cette neige qui pique le visage, difficile d’apprécier la beauté du paysage, d’autant qu’à chaque clignement d’œil, j’ai l’impression que les paupières sont en train de gelées.

Je profite de ce passage pour me restaurer d’une barre de banane séchée, mais l’ouverture du sachet est plus que délicate avec les doigts complètement gelés. J’essaye ensuite de boire une petite gorgée d’eau mais comme prévu, le bidon est bouché par la glace. Tans pis, j’attendrai le ravito qui ne doit plus être loin.

Je regarde ma montre pour voir la distance qu’il me reste avant le ravito et j’ai la mauvaise surprise de voir que les fonctions vitesse et distance sont obsolètes…. Et ceci car mon « footpod » s’est détaché de la chaussure…. J’hésite un peu à faire demi-tour, mais je réalise très vite que je n’ai aucune chance de le retrouver.

Meudec.JPG(Yoan Meudec qui arrive au ravitaillement en tête; juste pour imager la sensation de froid qui régnait sur le parcours)

Voilà enfin le ravitaillement et j’en profite donc pour m’hydrater un peu. Je m’oriente vers le Coca afin de faire également une recharge en sucre. Cette année, pas de gobelet sur le ravito. C’est pourquoi le gobelet perso était obligatoire au départ. Malheureusement, avec mes doigts gelés, impossible de déplier mon « éco tasse ». Du coup, je ne bois que 2 demi-verres.

En quittant ce ravito, j’aperçois Nicolas Roussel qui s’apprête aussi à repartir. On poursuit donc notre chemin ensemble et discutons un peu. On quitte le large chemin et attaquons l’ascension du Puy des Gouttes. Un bénévole nous annonce 16e et 17e. Je me dis que vu ma remontée de l’an passé, une place dans le Top 10 est toujours jouable, d’autant que quelques coureurs sont visibles.

Dès le début de l’ascension, je perds un peu de terrain sur Nicolas. Je ne cherche pas à tenir et préfère monter à mon rythme. Un rythme un peu moins soutenu, mais qui me permet tout de même de gagner 3 places dans cette courte ascension.

Me voilà donc 14e au sommet, c'est-à-dire à la même place que mon classement final de l’an passé. Mais comme il reste encore une grosse dizaine de kilomètres, je compte bien améliorer ce classement.

Dans le passage descendant qui suit, je reste malgré tout relativement prudent en raison de la fine poudreuse qui pourrait dissimuler quelques obstacles ou engendrer quelques glissades.

Dans les lignes droites, j’ai toujours Nicolas en ligne de mire, à une centaine de mètres. Derrière, le dernier coureur que j’ai doublé semble revenir un peu mais dès que la descente se termine, je reprends un peu mes distances.

Le tracé est plutôt roulant et je maintiens une allure satisfaisante. Nous retrouvons le chemin emprunté à l’allée et dans la descente menant au col de la Nugère, je dépasse 3 coureurs et reviens bientôt sur quelques autres. Je passe au col en compagnie d’un petit groupe de 3.

Dans la très courte montée sur le Puy de la Nugère, je prends les commandes et nous arrivons au sommet à 2. La descente qui suit est un peu raide et le coureur qui m’accompagne me laisse sympathiquement passer, en me disant que j’ai l’air bien plus à l’aise que lui. Effectivement, une fois libre de ma descente, j’arrive à me détacher assez rapidement.

La partie technique étant passée, le chemin est à présent large et roulant. Je suis en 9e position.  Mon objectif de finir dans le Top10 est donc pour l’instant rempli. Je me contente donc d’assurer ma place et surveille de temps en temps mes arrières afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. Pendant un bon moment, je déroule en conservant un bon rythme, mais sans réellement forcer. J’en profite également pour me ravitailler d’un gel « coup de fouet » afin d’éviter un mauvais coup de barre.

Alors que je l’avais perdu de vue un peu avant le col de la Nugère, je commence à apercevoir Nicolas au loin, mais je ne cherche pas vraiment à aller le chercher. Sauf qu’à un moment, en me retournant, j’aperçois un coureur qui me revient un peu dessus. Il est encore un peu loin, mais je suis contraint d’enlever le mode « croisière » si je souhaite conserver ma position. Il me reste alors environ 5km.

Je force légèrement l’allure et parvient à conserver puis à accentuer mon avance sur mon poursuivant. Je me rapproche aussi progressivement de Nicolas. Aux alentours du parcours de santé de Volvic, alors qu’il reste moins de 2 kilomètres et que je cours un peu tête baissée pour limiter le vent et la neige dans les yeux, je vois au dernier moment le balisage qui indique de tourner à gauche (fin de parcours différente des années précédentes). Je m’engage donc sur cette route qui m’emmène dans le centre-ville, mais Nicolas a disparu devant moi. Je comprends vite qu’il a très certainement manqué le balisage.
J’arrive bientôt vers le sas de départ et poursuis jusqu’à l’intérieur du gymnase où est située l’arrivée de la course.
Vulcain
Je franchis donc la ligne en 8e position. Fanny, Lalie et mes parents sont là et sont plutôt étonnés de mon état de fraîcheur (moi aussi d’ailleurs).

Nicolas arrive quelques minutes plus tard en 11e position.

Je file vite au ravito d’arrivée pour me réhydrater un peu avec un bon thé bien chaud (histoire aussi de me dégeler la mâchoire)…  
 

Points positifs: Ma gestion de course fut très bonne. J’ai toujours était assez facile et je n’ai jamais trop forcé, ce qui m’a permit de ne pas avoir de crampes et de pouvoir toujours bien relancer dès qu’il le fallait.

Les conditions étaient plutôt difficile en raison du froid. Il a fallu faire le parcours quasiment sans eau et là encore, j’ai réussi à bien gérer ce paramètre.

Au niveau matériel, j’avais opté pour l’ensemble Compressport : quadricpes + mollets. Ce choix fut très concluant puisque musculairement, les descentes ne m’ont laissé quasiment aucunes traces.

Coté chaussures, les S-Lab 2 ont été parfaitement adapté à ce terrain gelé et roulant. Leur légèreté et leur dynamisme ont été très appréciables.

 


Points négatifs :
pas grand-chose de négatif sur cette course.

Vu mon état de fraîcheur à l’arrivée, j’aurai probablement pu faire mieux. Mais après, qui sait si je n’aurai pas coincé un moment donné.

Vulcain 2010

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le 28 août 2010

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