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Contexte : Après un travail hivernal dédié à l’entrainement de type cross pour gagner légèrement en vitesse, voici enfin venu le premier trail de l’année. Contrairement aux années précédentes, cet entrainement hivernal s’est déroulé comme je le souhaitais (sans pépin physique, ni course « parasite »), et je sens que j’ai progressé par rapport aux années précédentes. Reste à présent à le confirmer sur ce premier trail de ma saison 2010. Il s’agit là de ma 6e participation consécutive à ce trail de Vulcain.
Objectif : Niveau 2 : objectif important. Participant à ce trail tous les ans, j’ai à cœur d’améliorer mes résultats précédents. Ayant fini 2 fois 14e en 2008 et 2009 et vu mon travail hivernal, il me semble possible de rentrer dans le top10.
Déroulement : Comme à mon habitude, j’ai récupéré mon
dossard la veille de l’épreuve. Après une nuit un peu compliquée (ma fille Lalie, 14 mois, qui habituellement dort très bien, a pleuré de 23h à 1h puis s’est réveillé à 2h, à 4h30 puis à 5h30….),
je me réveille difficilement à 6h10. Le petit déjeuner au gâteau-sport Overstim’s amande passe très bien puis je commence à m’équiper. Entre-temps, mon père m’apprend que par prudence, il ne
prendra pas le départ, en raison de quelques troubles inquiétants ses dernières 24h. Forcément, je pense qu’il a pris une sage décision.
A 7h30, direction Volvic en compagnie de mon père, qui assistera au départ. Une fois sur place, le froid est plutôt saisissant. Le thermomètre affiche un gros -5° et beaucoup parle de -7°. Au niveau vestimentaire, j’hésitais à prendre mon petit coupe-vent en plus de la micro-polaire, mais là, je ne me pose plus trop la question.
8h, j’effectue un petit quart d’heure d’échauffement avec le blouson de ville puis me dirige vers le sas de départ, après avoir satisfait au contrôle de matériel (sifflet, couverture de survie et gobelet). Une fois dans ce sas, je termine mon échauffement par des courtes accélérations.
8h30, le speaker convoque tout le monde sur la ligne et je me place au premier rang. Le départ retentit et le
peloton s’élance. Je suis volontairement un peu excentré sur la gauche, afin de ne pas être trop aspiré par l’allure de la tête. Toutefois, je suis surpris de ne pas être décroché rapidement. Les
favoris (Meudec, Bringer, Bohard, …) semblent partir prudemment.
Je regarde ma montre pour connaître un peu l’allure qui me paraît « tranquille » et suis surpris que nous sommes tout de même à 15.5 km/h sur ce départ en faux-plat montant. Du coup, je
prends garde à ne pas accélérer et à la faveur d’un premier virage serré dans Volvic, je me cale au cœur de « la masse », aux alentours de la 30e position.
Le tracé, toujours en montée, rejoint bientôt le parcours de santé de Volvic et nous quittons enfin le bitume. Le peloton est de plus en plus étiré et je suis surpris d’avoir encore la tête de course en point de mire dans les rares longues lignes droites, mais cela ne dure pas bien longtemps.
La fine neige commence à blanchir légèrement le sol, mais le terrain reste très agréable à courir. Le sol ayant gelé, le terrain est plutôt dur et accrocheur, ce qui permet une foulée efficace. Je me retourne de temps en temps pour voir ce qui se passe juste derrière et je m’aperçois à chaque fois, qu’un groupe conséquent d’une dizaine de coureurs se trouve à quelques secondes.
Voici bientôt le premier puy de la journée, celui de la Nugère. La pente devient plus raide et je décide de marcher assez rapidement et de ne pas attendre d’avoir les jambes qui chauffent, histoire de m’économiser les muscles en vue de la fin de course. En plus, j’avance aussi vite en marchant que la plupart des concurrents qui se forcent à trottiner. Je profite de ce passage de marche pour commencer à m’hydrater. Mais en raison du froid, le bidon à commencer à geler et le débit est limité… ça promet pour la suite. Je vais donc essayer de boire très régulièrement pour éviter que ça ne gèle complètement.
Le parcours traverse le cratère du puy, ce qui permet une bonne relance, et nous devons remonter sèchement sur la crête. Sachant que cette montée est courte, je me permets de forcer un peu le pas et gagne 2 ou 3 places. La descente qui suit est courte mais un peu piégeuse (pierres, trous, ornières, racines,…), surtout avec le saupoudrage de neige. Contrairement aux années précédentes, je ne prends pas de risque dans cette descente et maintiens mon écart avec les coureurs qui me précèdent. En revanche, un gars me dépasse à vive allure.
Une fois la descente effectuée, je traverse la route du col de la Nugère et entame la montée en direction du plateau. Mon père est présent au col pour m’encourager ; ça fait bien plaisir.
Cette montée, pas trop pentue, est effectuée en majorité en courant, mais je me suis tout de même autorisé quelques passages de marche dans les portions plus raides, toujours pour m’économiser musculairement (je redoute les crampes de fin de parcours) et me permettre de boire une petite gorgée d’eau très fraîche. Le débit du bidon est encore plus faible et je crois qu’il s’agit là de ma dernière gorgée.
Dans cette petite ascension, je parviens à gagner une nouvelle place, mais surtout à me détacher un peu des coureurs qui me succèdent, et j’entame le puy de la Louchadière totalement seul.
Il s’agit de la principale difficulté du parcours et je sais que la suite de la course se jouera sur la fraicheur. Du coup, je fais cette ascension en gérant bien mon effort. Au sommet, un bénévole m’annonce 26e (les 2 parcours confondus), ce qui me motive, car l’an dernier, il me semble que j’étais aux alentours de la 40e position.
La descente qui suit est une nouvelle fois un peu piégeuse et je conserve ma volonté de descendre prudemment afin de ne pas chuter et/ou me blesser. Malgré tout, cette descente me permet de recoller à quelques coureurs. Malheureusement, l’un d’entre eux se tord la cheville juste devant moi. Je ralenti et lui demande s’il a besoin d’aide et s’il souhaite que je prévienne les secours. Il me fait part que ce n’est pas nécessaire. Après coup, je pense qu’il devait s’agir de Jérémie Chapuis (2e de l’Annécime 40km) que j’avais placé parmi les favoris.
Me voilà bientôt sur la portion roulante du plateau. Une portion d’environ 5km de plat et faux-plat jusqu’au ravitaillement de Vulcania. Les jambes sont toujours très bonnes et je me permets donc de prendre une bonne foulée histoire de grignoter un peu de temps. Je parviens à gagner quelques places (2 ou 3). Cette portion n’est pas spécialement la plus agréable aujourd’hui. Avec ce vent glacial et cette neige qui pique le visage, difficile d’apprécier la beauté du paysage, d’autant qu’à chaque clignement d’œil, j’ai l’impression que les paupières sont en train de gelées.
Je profite de ce passage pour me restaurer d’une barre de banane séchée, mais l’ouverture du sachet est plus que délicate avec les doigts complètement gelés. J’essaye ensuite de boire une petite gorgée d’eau mais comme prévu, le bidon est bouché par la glace. Tans pis, j’attendrai le ravito qui ne doit plus être loin.
Je regarde ma montre pour voir la distance qu’il me reste avant le ravito et j’ai la mauvaise surprise de voir que les fonctions vitesse et distance sont obsolètes…. Et ceci car mon « footpod » s’est détaché de la chaussure…. J’hésite un peu à faire demi-tour, mais je réalise très vite que je n’ai aucune chance de le retrouver.
(Yoan Meudec qui arrive au ravitaillement en tête; juste pour imager la sensation de froid qui régnait sur le parcours)
Voilà enfin le ravitaillement et j’en profite donc pour m’hydrater un peu. Je m’oriente vers le Coca afin de faire également une recharge en sucre. Cette année, pas de gobelet sur le ravito.
C’est pourquoi le gobelet perso était obligatoire au départ. Malheureusement, avec mes doigts gelés, impossible de déplier mon « éco tasse ». Du coup, je ne bois que 2
demi-verres.
En quittant ce ravito, j’aperçois Nicolas Roussel qui s’apprête aussi à repartir. On poursuit donc notre chemin ensemble et discutons un peu. On quitte le large chemin et attaquons l’ascension du Puy des Gouttes. Un bénévole nous annonce 16e et 17e. Je me dis que vu ma remontée de l’an passé, une place dans le Top 10 est toujours jouable, d’autant que quelques coureurs sont visibles.
Dès le début de l’ascension, je perds un peu de terrain sur Nicolas. Je ne cherche pas à tenir et préfère monter à mon rythme. Un rythme un peu moins soutenu, mais qui me permet tout de même de gagner 3 places dans cette courte ascension.
Me voilà donc 14e au sommet, c'est-à-dire à la même place que mon classement final de l’an passé. Mais comme il reste encore une grosse dizaine de kilomètres, je compte bien améliorer ce classement.
Dans le passage descendant qui suit, je reste malgré tout relativement prudent en raison de la fine poudreuse qui pourrait dissimuler quelques obstacles ou engendrer quelques glissades.
Dans les lignes droites, j’ai toujours Nicolas en ligne de mire, à une centaine de mètres. Derrière, le dernier coureur que j’ai doublé semble revenir un peu mais dès que la descente se termine, je reprends un peu mes distances.
Le tracé est plutôt roulant et je maintiens une allure satisfaisante. Nous retrouvons le chemin emprunté à l’allée et dans la descente menant au col de la Nugère, je dépasse 3 coureurs et reviens bientôt sur quelques autres. Je passe au col en compagnie d’un petit groupe de 3.
Dans la très courte montée sur le Puy de la Nugère, je prends les commandes et nous arrivons au sommet à 2. La descente qui suit est un peu raide et le coureur qui m’accompagne me laisse sympathiquement passer, en me disant que j’ai l’air bien plus à l’aise que lui. Effectivement, une fois libre de ma descente, j’arrive à me détacher assez rapidement.
La partie technique étant passée, le chemin est à présent large et roulant. Je suis en 9e position. Mon objectif de finir dans le Top10 est donc pour l’instant rempli. Je me contente donc d’assurer ma place et surveille de temps en temps mes arrières afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. Pendant un bon moment, je déroule en conservant un bon rythme, mais sans réellement forcer. J’en profite également pour me ravitailler d’un gel « coup de fouet » afin d’éviter un mauvais coup de barre.
Alors que je l’avais perdu de vue un peu avant le col de la Nugère, je commence à apercevoir Nicolas au loin, mais je ne cherche pas vraiment à aller le chercher. Sauf qu’à un moment, en me retournant, j’aperçois un coureur qui me revient un peu dessus. Il est encore un peu loin, mais je suis contraint d’enlever le mode « croisière » si je souhaite conserver ma position. Il me reste alors environ 5km.
Je force légèrement l’allure et parvient à conserver puis à accentuer mon avance sur mon poursuivant. Je me
rapproche aussi progressivement de Nicolas. Aux alentours du parcours de santé de Volvic, alors qu’il reste moins de 2 kilomètres et que je cours un peu tête baissée pour limiter le vent et la
neige dans les yeux, je vois au dernier moment le balisage qui indique de tourner à gauche (fin de parcours différente des années précédentes). Je m’engage donc sur cette route qui m’emmène dans
le centre-ville, mais Nicolas a disparu devant moi. Je comprends vite qu’il a très certainement manqué le balisage.
J’arrive bientôt vers le sas de départ et poursuis jusqu’à l’intérieur du gymnase où est située l’arrivée de la course.
Je franchis donc la ligne en 8e position. Fanny, Lalie et mes parents sont là et sont plutôt étonnés de mon état de fraîcheur (moi aussi
d’ailleurs).
Nicolas arrive quelques minutes plus tard en 11e position.
Je file vite au ravito d’arrivée pour me réhydrater un peu avec un bon thé bien chaud (histoire aussi de me
dégeler la mâchoire)…
Points positifs: Ma gestion de course fut très bonne. J’ai toujours était assez facile et je n’ai jamais trop forcé, ce qui m’a permit de ne
pas avoir de crampes et de pouvoir toujours bien relancer dès qu’il le fallait.
Les conditions étaient plutôt difficile en raison du froid. Il a fallu faire le parcours quasiment sans eau et là encore, j’ai réussi à bien gérer ce paramètre.
Au niveau matériel, j’avais opté pour l’ensemble Compressport : quadricpes + mollets. Ce choix fut très concluant puisque musculairement, les descentes ne m’ont laissé quasiment aucunes traces.
Coté chaussures, les S-Lab 2 ont été parfaitement adapté à ce terrain gelé et roulant. Leur légèreté et leur dynamisme ont été très appréciables.
Points négatifs : pas grand-chose de négatif sur cette course.
Vu mon état de fraîcheur à l’arrivée, j’aurai probablement pu faire mieux. Mais après, qui sait si je n’aurai pas
coincé un moment donné.

Sur les Traces des Ducs de Savoie
" TDS " (de Courmayeur à Chamonix)
le 28 août 2010
111 km pour 7000m D+
Objectif Majeur
Nicolas Darmaillacq
Yann
Nourry
Xavier
Marchand
Thierry Breuil
Team Salomon
Thomas Lorblanchet
Julien Chorier
Mickaël Van
Exe
Caroline
Freslon-Bette
Catherine
Dubois
Guillaume
Lenormand
Guillaume
Bernard
Ludovic
Pommeret
Emmanuel Gault
Sébastien
Chaigneau
Romu DePaepe
Erik Clavery
Vincent
Delebarre
Thierry Chambry
Arnaud Etienney
Esprit Trail Anjou
Arnaud Legall
A+
chouette récit et encore bravo, ce qui m'impressionne, c'est comme tu as récupéré ( cf séance jeudi..)
c'est bon pour la suite:)
Bon courage pour le Ventoux. N'oublies pas tes ski de rando.
On attend avec impatience les prochaines courses et autres belles performances
merci et surtout bon courage à toi pour le weekend qui vient. Ton marathon de Rôme devrait bien se passer, vu ta belle prépa sérieuse et rigoureuse.
oulàlà, le podium n'est pas encore là... mais j'essaierai de faire encore mieux l'année prochaine.
Merci pour les félicitations.
A+
Une superbe course qui promet un gros début de saison !!!
A ce rythme, top3 au Vulcain dans 2 ans...
A+
c'est vrai que la saison est bien lancée. reste à confirmer sur les prochaines épreuves et surtout à ne pas se blesser.
Bravo à toi pour ta rentrée sur trail aux Cabornis.