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Contexte : Cette épreuve s’inscrit dans ma préparation pour mon objectif des Templiers (le 25 octobre), tout comme en 2006 et 2008. Cette nouvelle participation me permettra de mesurer les éventuels progrès réalisés. Après un début de plan d’entrainement studieux, j’ai senti une bonne montée en puissance très encourageante sur les 10 derniers jours.
Objectif : Niveau 2 : Objectif important. Cette course me servira de repère pour mon objectif Templiers. L'an dernier, j'avais fini 5ème. Ce sera donc l'objectif annoncé, même si je me doute que le niveau sera plus relevé, principalement du fait de la plus forte exposition médiatique dû challenge Salomon. C'est pourquoi, plus que le classement, c'est le chrono qui me donnera satisfaction ou non. Ayant réalisé en 3h57'30 (avec une très mauvaise météo), j'espère finir sous les 3h50.
Déroulement : Je me rends au Mont Dore en
compagnie de mon père (qui est inscrit sur le 35km mais blessé) et j'y retrouve quelques camarades de club qui ont fait le déplacement (Fabien, Jeff, Bruno et Stéphane). Nous partons nous
échauffer un peu ensemble, après que j'ai salué Rémi et son frère Benjamin, mais il est déjà temps de se diriger vers départ. L'échauffement à été court, mais qu'importe, j'aurai le temps de
« chauffer » sur l'épreuve.
Au départ, je suis volontairement un peu en retrait, histoire de
ne pas partir trop vite et me « cramer » d'entrée. J'aperçois aux avant-postes quelques favoris comme Yohan Meudec, Fabien Chartoire et Christian Largier (que je croyais engagé sur 70km
pour son retour sur trail). Du beau monde donc, ça va être dure de conserver mon classement de l'an dernier.
Le départ est donné et je pars sur un rythme relativement moyen. Je suis assez surpris lorsque la tête de course
bifurque à droite, alors que l'an dernier, nous avions pris tous droit.
Mais après un petit tour en ville, nous retrouvons le tracé de l'an dernier,
et ces fameux escaliers qui donnent d'entrée le ton de la course. Ce petit changement (qui allonge sensiblement la parcours) fut sans doute choisi pour étirer un peu le peloton bien plus
conséquent que les autres années, avant le petit entonnoir créé par ces escaliers.
Je m'applique à monter ses marches un peu difformes sans trop casser ma foulée et n'hésite pas à marcher sur la fin. Vient ensuite une petite partie roulante où je relance un peu et gagne quelques places. Je dépasse notamment Fabien Chartoire qui s'est arrêté pour une petite pause « technique ». Mais quelques secondes plus tard, le voilà de nouveau devant, après m'avoir dépassé avec une facilité déconcertante. Nous traversons la route et ce passage découvert me permet d'estimer ma position entre la 20e et la 30e place. Alors que j'étais 11e l'an dernier avec un départ que je pense aussi prudent, ça prouve que le niveau est probablement bien plus dense cette année.
On redescend un petit sentier sur la gauche et je profite de ce passage pour accélérer un peu et me mettre mentalement un peu plus dans la course. Mais dès que la descente se finit, j'ai un peu de mal à relancer. Je me sens lourd et hors de la course; probablement en raison des repas de la veille, bien trop volumineux en quantité de pâtes. Peu importe, je sais par habitude que j'ai toujours de mauvaises sensations la première heure lors des courses. Je me dis que ça passera forcément.
La montée vers le col de la Croix-Morand est régulière et s'effectue au train, tout en courant.
Je gagne quelques places (des coureurs partis probablement en sur-régime) mais
me fait doubler également. Pascal Pichon (qui intervient sur ce blog et que j'avais déjà rencontré à Courir pour des Pomme et au Vulcain) me rejoins en me disant qu'il n'est pas forcément dans un
bon jour et j'essaye de m'accrocher à lui jusqu'au col. Je suis légèrement en retrait en compagnie d'un autre coureur que je ne connais pas encore (j'apprendrais plus tard qu'il s'agit de Nicolas
Roussel, qui intervient lui aussi sur ce blog et qui prépare également les Templiers).
Passage au premier ravitaillement en 44'39. Mon père est présent et m'annonce environ 20e. Je profite de la présence de mon père pour me séparer de mes manchons.
Je me dis qu'à présent l'échauffement est terminé et que la course débute réellement avec l'ascension du Puy de la Tache, mais malheureusement, les mauvaises sensations sont toujours présentes et je commence même à être un peu ballonné.
Je regarde au loin et voit que la tête de course ne chôme pas. Je sais à présent que je ne pourrais pas conserver mon classement de l'an dernier, d'autant qu'en me retournant, je vois un groupe de coureur fondre sur moi.
Dans l'ascension, j'alterne marche et course, mais je vois que je suis moins efficace que Pascal et Nicolas et je perd progressivement du terrain. Derrière, ça recolle et je perd encore quelques places. Je limite les dégâts en me forçant à courir un peu plus pour rester dans ce groupe
Sur le sommet du puy, quelques bourrasques freine un peu notre progression, mais rien de comparable avec l'an dernier. Ce vent me fait d'ailleurs un peu de bien car je commençais à avoir un peu envie de vomir.
Alternance ensuite portions descendantes où j'arrive à reprendre un peu de terrain et montées, où je suis encore à la peine et perds tout le bénéfice des descentes.
Passage au Puy de l'Angle et j'entame la descente un peu plus longue en direction du col de la Croix St Robert. Je m'efforce à un peu accélérer car je sais que c'est dans ces parties où je peux gagner quelques places . Je reprends justement 2 ou 3 coureurs et arrive au ravitaillement de la Croix St Robert en 1h24'52'' juste derrière Pascal, qui me dit ne plus vouloir continuer.J'essaie de le motiver brièvement à poursuivre et je repars encouragé par mon père qui me signale que je suis 21e. A présent, notre parcours évolue en compagnie des concurrents de 17km.
Comme je suis toujours pas mal ballonné et que mes sensations ne sont guère meilleures que tout à l'heure, je m'interroge sur la manière dont je poursuis ce parcours. Soit je continue sur l'allure actuelle et je finis la course comme un entrainement à allure soutenue en tentant de finir dans les 20, soit je lève bien le pied et j'attends mes camarades de l'ALE ou Rémi et Benjamin pour finir de manière conviviale. Finalement, j'opte pour la première solution, sans pour autant écarter la deuxième. Le choix est juste repoussé.
Le parcours remonte sur le Roc de Cuzeau. La pente est régulière et j'alterne tant bien que mal arche et petites foulées. J'ai 2-3 coureurs du 35km en visu et je vois que plus la pente est raide, plus je gagne du terrain; ça me motive un peu en vue de la dernière ascension.
Passage au sommet et descente un peu piègeuse avec de petits talus d'herbe. Difficile de doubler les coureurs du 17km sans prendre un peu de risque, mais tout se passe bien.
Ensuite remontée sur le Puy des Crebasses (montée qui me permet de grignoter 3 places), où les chemins se séparent entre coureurs du 35 et du 17km. Je m'engage sur la gauche en jetant un coup d'oeil sur la montre qui indique 1h57'35''. On m'annonce 18e.
C'est à présent un beau chemin qui nous plonge dans la vallée de Chaudefour. Je sens que je pourrais dérouler, mais mes maux de ventre toujours un peu présents m'empêchent de bien me lâcher. La descente s'engouffre dans un petit single très agréable. J'entends qu'un coureur me rattrape. Il est bientôt à ma hauteur, mais ne me dépasse pas. Nous revenons sur un coureur et dans un virage serré, je pars un peu devant. C'est déjà la fin de la descente et je passe le pont pour remonter sur l'autre coté de la vallée en absorbant un gel booster.
La montée commence par un chemin bien pierreux. Difficile de courir même si pour une fois, j'en avais envie. A la fin du passage de pierre, je relance progressivement, mais je me doute que je ne vais pas tarder à me faire reprendre. Je me retourne et estime mon avance à une trentaine de secondes. Je poursuis cette ascension en essayant de me lâcher un peu, car je sais que c'est la dernière difficulté. Je me retourne régulièrement et vois que mon avance grandit un peu. Devant, je commence à apercevoir des coureurs. C'est motivant.
Je commence à me dire qu'une place dans le 15 est envisageable.
Je rattrape bientôt le coureur qui me précède et on discute rapidement sur la suite du parcours qu'il ne connait pas. La pente devient moins raide et je poursuis d'une bonne foulée, étonné par ma fraicheur. Mais cet élan est vite stoppé par quelques pics de crampes aux mollets. Du coup, je suis contraint de marcher à contre-coeur et je perds la place que je venais de gagner.
En revanche, dès que la pente s'élève un peu, je refais mon retard et repasse en 16e position. Je tente de courir un maximum (2-3') jusqu'à ce que les crampes m'obligent à marcher un peu, puis je ressaye de courir. Ce rythme me permet de distancer mes poursuivants et de franchir le puy de la Perdrix à la 16e place.
Je descends tranquillement vers le col de la Cabane pour ne pas déclencher de nouvelles crampes et je suis content de voir qu'en descente tout va bien. Sur le petit ravito installé au col, je fais le plein d'un bidon et repars avec une petite poignée de fruits secs.
Je reprends un dernier gel booster au moment où j'attaque la courte ascension au Puy de Sancy. Je lève la tête et vois un coureur pas bien loin. Je force le pas et le dépasse un peu avant le sommet, où je passe en 3h12'54'' (15e).
Le début de la descente est un peu piègeux avec ce chemin en bois (réalisé pour limiter l'érosion) et il est difficile de bien voir les marches. Je reste bien concentrer sur l'endroit où je mets mes pieds. Un peu trop concentrer d'ailleurs, puisque qu'un couple de randonneurs me stoppe et me signale que je ne suis plus sur le tracé du parcours. A force de regarder par terre, j'en ai oublié de voir le balisage. Je suis un peu trop descendu et il ne me reste plus qu'à remonter.
Je rejoins le parcours juste devant le coureur doublé avant le sommet, et je repars dans la descente. Le haut de cette descente alterne chemins de crêtes, passages roulants, et descentes techniques. Je suis sur un bon rythme afin de refaire le trou avec mes poursuivants.
Me voici à présent dans une partie plus tranquille, où l'on peut dérouler calmement. Ne voyant toujours personne devant et me sachant probablement à l'abri d'un retour de l'arrière, je décide de descendre en roue libre, sans trainer, mais sans forcer non plus, inutile de prendre des risques dans cette descente pour tenter de gagner une place ou deux. Je me laisse porter jusqu'au Mont Dore et je gagne malgré tout une place en dépassant un coureur victime de crampes. J'accélère seulement les 400 derniers mètres, histoire de finir sous les 3h50'.
Je franchis la ligne en 3h49'41'', bien content d'en avoir enfin terminé. Nicolas, qui a fini quelques minutes
devant moi (13e) est au niveau de l'arrivée et nous faisons un peu mieux connaissance. Je me dirige ensuite vers le ravito, mais il n'y a pas grand chose qui passe.
Points positifs :
Outre la bonne ambiance et le plaisir de faire une course avec pas mal de connaissances, le seul point positif que je retiens est le chrono, qui est plutôt encourageant, surtout vu mes sensations sur la course. Par rapport à l'an dernier, je gagne environ 8' alors qu'il y a eu un léger rajout au départ et que j'ai fait une erreur de parcours. Cela dit, les conditions météo, même si elles n'étaient pas optimales, étaient bien meilleures qu'en 2008.
Points négatifs :
Les mauvaises sensations de course en raison d'une mauvaise alimentation la veille. Cela a ensuite engendré une baisse de ma motivation, qui était pourtant importante au départ.
Les crampes qui sont intervenues à ma grande surprise dans la dernière ascension peuvent m'interroger sur la qualité de mon entrainement, mais je pense que la principale cause de ces crampes est ma mauvaise hydratation. Car avec mes maux de ventre quasiment toute la course, j'ai moins bu qu'à mon habitude.
Analyse de course :
Distance : 35 km et 2300 D+
Vitesse moyenne : 9,1 km/h sur la course (selon ma montre)
Temps de 3h49’40’’ et le vainqueur (Yohan Meudec) en 3h14’37’’
Proportionnellement en terme de durée, j'ai mis 18 % de plus que le vainqueur
10 km de Bourgoin-Jallieu (38)
le 21 mars 2010
Pas d'objectif
Nicolas Darmaillacq
Yann
Nourry
Xavier
Marchand
Thierry Breuil
Team Salomon
Thomas Lorblanchet
Julien Chorier
Mickaël Van
Exe
Caroline
Freslon-Bette
Catherine
Dubois
Guillaume
Lenormand
Guillaume
Bernard
Ludovic
Pommeret
Emmanuel Gault
Sébastien
Chaigneau
Romu DePaepe
Erik Clavery
Vincent
Delebarre
Thierry Chambry
Arnaud Etienney
Esprit Trail Anjou
Arnaud Legall
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