Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 10:05

Contexte : Seulement 13 jours après le trail de la Vallée des Lacs, je retourne sur une manche du TTN. Même si la période séparant les 2 trails fut consacrée à une bonne récup, je me doute fortement que je risque d'être un peu juste en fraîcheur physique. Mais d'après mes calculs, même une mauvaise course au « Trai Odlo Faverges » me rapporterait plus de points qu'une bonne course à « Courir pour des Pommes » en vue du TTN.

 

Objectif : Niveau 3 : objectif restreint. N'étant pas forcément à 100% et m'étant inscrit relativement tard, je ne me mets pas trop de pression quant à mon résultat. Par rapport aux autres épreuves du Challenge (Drôme et Vallée des Lacs), je me dis qu'un résultat aux alentours de la 25e place serait très correct. L'objectif sera aussi de préparer un peu le Trail du Beaufortain, en testant à nouveau quelques produits énergétiques et en réalisant une bonne sortie en montagne.


Déroulement : Réveil à 4h00 puis je rejoins Damien, Caroline, Arnaud et Alex pour un départ groupé de Vaulnaveys. Arrivé sur place, nous retirons nos dossards et retournons nous équiper à la voiture. La météo s'annonce magnifique.

Déjà 7h00 et il est temps de s'échauffer un minimum. Nous effectuons quelques foulées dans le petit parc d'où sera donné le départ. Entre temps je perds de vue Damien et Alex, puis Arnaud.

Je me place ensuite dans le sas de départ en essayant de ne pas être trop loin de la ligne. Je pense être aux alentours de la centième place.

Le départ est donné comme prévu à 7h30 et j'essaye de gagner tranquillement quelques places avant la montée. La course commence par 1.6km de route à plat, ce qui permet d'étirer un peu le peloton de 500 coureurs. Je suis sur un bon rythme, mais veille tout de même à ne pas trop m'emballer, car la matinée va être longue. Je consulte ma montre qui m'indique 14,5km/h, et conserve cette allure jusqu'à ce que l'on quitte la route.

On s'engage ensuite sur un sentier relativement étroit. Il est possible de doubler mais ce n'est pas très aisé. Du coup, je monte tranquillement sans trop me presser et dépasse de temps à autres 1 ou 2 coureurs. J'ai l'impression de ne pas être à ma bonne position dans ce peloton, mais je suis un peu rassuré lorsque je dépasse Catherine Dubois.

Je poursuis ma remontée très progressive et dépasse à présent Maud Giraud. Je me rappelle la course de Géradmer et me dis que je dois être à peu près à ma place. Je ralentis sensiblement.

Selon les portions plus raides ou plus roulantes, je reviens sur les coureurs qui me précèdent ou bien je me fais distancer.

Voici une petite descente et je pense pouvoir gagner un peu de temps. Mais comme celle-ci est plutôt étroite, un peu accidenté et surtout courte, je préfère suivre sagement le train plutôt de que de prendre des risques inutiles pour une poignée de secondes. Mais tout le monde n'est pas du même avis et Maud Giraud me demande si elle peut passer sur ma droite. Aucun problème, je me décale rapidement avant que ce ne soit plus possible. En me doublant, elle me remercie et s'excuse : « désolé, mais c'est sur les descentes que je construis mes victoires ! ». Un peu surpris par cet argumentaire, je termine cette courte descente comme je l'avais entamée, puis, lorsque le chemin remonte, je profite qu'il soit plus large pour gagner 4 ou 5 places et repasse devant Maud.

Je continue cette ascension sur un rythme que j'estime correct. Les sensations sont plutôt bonnes et je m'attends à une bonne journée. Je n'ai aucune idée sur mon classement mais cela m'est un peu égal pour l'instant. Nous n'en sommes qu'au début de course.

Sur la suite de cette première ascension, je maintiens mon allure relativement prudente. Selon les passages, je double ou me fait doubler mais globalement je conserve ma position. J'effectue une portion de cette montée en compagnie d'un V2 qui m'annonce avoir fait 4h50 l'an passé et que si je souhaite réaliser ce chrono, je n'ai qu'à rester sagement derrière. Mais dans une légère portion descendante, sa cheville se tord et sa course devient plus délicate.

J'arrive au sommet de cette ascension en 1h56. Il y a pas mal de monde puisque le télésiège était ouvert pour l'occasion. Je m'engage de suite dans la descente. Cette descente n'est pas spécialement agréable, puisque c'est une piste de ski. Elle est large, un peu caillouteuse et est parsemée de pylônes de télésièges. Je décide de ne pas trop attaquer dans cette descente, car c'est le genre de descente où les pieds tapent assez fort au sol et où les muscles ramassent pas mal. J'en profite pour me ravitailler d'un gel à la cacahouète.

Vers le milieu de la descente, je commence à m'inquiéter, car je sens que les jambes sont anormalement fatiguées. Je n'ai pas encore fait 20km et j'ai l'impression d'en avoir fait 50. Je me dis que la prochaine ascension sera probablement délicate, mais qu'en même temps, une fois en haut, le plus dur sera fait.

J'arrive au premier et seul ravitaillement du parcours. Je fais le plein de mes 2 bidons, le premier d'eau plate et le second de boisson Hydrenergy 4. Je repars assez rapidement, en ne connaissant toujours pas ma place.

A partir de ce ravitaillement, les 2 parcours (28kmet 42km) se rejoignent et me voilà au coeur du peloton du petit parcours. Je me dis que finalement, ce n'est pas grave que je ne connaisse pas ma place, car maintenant avec tout ce monde, je ne m'y serait pas retrouvé.

J'attaque donc cette ascension de 800m en me disant qu'elle risque d'être douloureuse. Je ne me trompe pas, car à peine que je tente de trottiner un peu dans la pente moyennement raide, voilà déjà les crampes qui apparaissent. Tout d'abord aux mollets. J'arrive tant bien que mal à m'en accomoder en modifiant légèrement ma foulée. Mais peu après les crampes apparaissent de partout : quadris, ischios, et pas mal de muscles dont j'ignorais l'existence...

Du coup, je marche et je marche, pendant pratiquement les 700m de déniv jusqu'au sommet. Je suis bien dégouté car je suis sûr que j'aurais pu gagner du temps sur ce chemin en grande partie courable. J'atteins le sommet après 3h11 de course.

Heureusement, les crampes ne me dérangent pas dans les portions descendantes, et j'espère pouvoir gagner un peu de temps dans cette portions. Mais, le chemin est assez étroit et il est difficile de doubler. Les coureur du petit parcours sont encore très présent et je suis très souvent contraint de rester sagement derrière un coureur en attendant un élargissement du chemin.

Je dépasse un grand nombre de coureurs (du petit parcours) m'excusant pour leur demander un léger écart. J'essaye aussi de leur glisser un petit mot d'encouragement. Mais malgré cela, j'ai eu 2 ou 3 fois droit à des réflexion du genre : « tu restes derrière comme tout le monde », ou bien :  « moi aussi je suis freiné, alors fait pas chié! »...

Un peu plus bas, une fois rentré en sous-bois, j'aperçois Damien qui à l'air très abattu. Je ne différencie pas s'il marche ou s'il trottine, mais en tous cas, il n'avance plus, alors que la portion est propice pour ses qualités de coureur. Je le dépasse et il me signale qu'il s'est bien tordu la cheville et que les crampes l'handicapent grandement.

Je continue ma descente jusqu'au pied de celle-ci. Là, les 2 parcours se sépare de nouveau, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je m'engage à gauche pour la dernière ascension de la journée et vois qu'il y a un coureur pas loin devant. Je m'efforce de monter sur un bon rythme de marche et je reviens rapidement sur ce coureur qui n'en peux visiblement plus. Le moral est bon et je poursuis mon effort, mais je suis très vite stoppé par de violentes crampes qui m'obligent à m'arrêter quelques instants. Derrière, 2 coureurs me dépassent en m'encourageant.

Je repars dans l'ascension, mais avec un peu moins d'entrain. J'essaye surtout de gérer les crampes pour qu'elle ne réapparaissent pas. Je marche malgré tout à une allure correcte, puisque je n'ai pas l'impression de perdre de terrain sur les 2 coureurs de devant. Je m'accroche et parviens en haut avec quelques dizaine de mètres de retard sur l'un des coureurs. L'autre a pris un peu plus d'avance.

Sur le sommet, c'est assez roulant et je m'efforce de courir, même si je suis de temps en temps rappelé à l'ordre par les crampes. Je passe au pointage de la Sarve et pense qu'il ne reste maintenant que de la descente. C'est presque vrai puisqu'il y reste à peine 2 ou 3 faux-plats à négocier. Je les passe en serrant les dents et bascule enfin dans la descente. Même si je ne pense pas que les crampes me gêneront dans cette dernière descente, je préfère rester prudent dans la partie initiale.

Je déroule doucement et aperçois 3 coureurs pas très loin. Petit à petit, je trouve ma bonne allure de descente. Je donne mes dernières forces dans cette portion et effectue une très bonne descente, surtout dans les portions légèrement technique.

Je parviens à gagner 10 places dans cette descente et arrive à la route plate que nous avions emprunté au départ. Je sais qu'il ne reste plus grand chose et m'efforce de maintenir une allure correcte (13km/h).

Ne voyant plus personne devant et voyant que personne ne se trouve derrière, je m'accorde un petit passage marché, car je sens que les crampes sont de retour. Mais en me retournant, j'aperçois un coureur se rapprocher de moi. Ne sachant de quel parcours il s'agit, je préfère assurer et je reprends une allure plus compétitive pour finir cette course à la 32e place en 4h49'12''. Le coureur suivant était en fait sur le grand parcours également et finit à seulement 9s de moi.

Je vais ensuite m'allonger dans l'herbe, jambes tendues,  pour attendre l'arrivée de Damien, Caroline, Arnaud et Alex.

 

Points positifs : Je suis tout d'abord satisfait de mon résultat. En vue du TTN, ce classement me rapporte plus de points que ce que je pourrai espérer à "Courir pour des Pommes". Malgré les crampes qui sont arrivées relativement tôt (20ème km), j'ai réussi à limiter les dégâts et à reprendre quelques places.
Ce fut aussi une bonne occasion de faire un peu de dénivelé, ce qui sera probablement utile pour le Beaufortain.
Autre point positif, malgré la forte châleur et le soleil omniprésent, tout s'est très bien déroulé au niveau diététique. Ce qui me conforte dans mes choix pour le mois prochain.

 

Points négatifs : Les douleurs musculaires sont survenus bien trop tôt. Il est vrai que l'enchainement Géradmer-Faverges, n'était pas gagné d'avance, mais je pensais que mes 2 semaines bien allégées m'auraient permis d'un peu mieux récupérer.

 

Analyse de course :

Distance : 42 km

Vitesse moyenne : 8,7 km/h sur la course

Temps de 4h49'12'' et le vainqueur (David Pasquio) en 3h46'53''

Proportionnellement en terme de durée, j'ai mis 27 % de plus que le vainqueur 

en haut l'altitude et en bas ma vitesse

zoom sur la fin de parcours

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Commentaires

bonjour je consulte ton blog et je souhaite faire le maratrail de faverge mais j'hesite avec le marahon du mont blanc peut tu me dire la difference leur difficultes  pour faire mon choix merci .
Commentaire n°1 posté par romuald le 04/07/2009 à 00h28
Salut,
je ne te serais pas d'une grande aide car je n'ai jamais couru ni vu le marathon de Chamonix. Donc, je ne pourrais te dire lequel est le plus dur (et mon avis ne serait peut-être pas valable pour toi).
Sans parler du parcours, je serai tenté de te conseiller le marathon de Chamonix, car il y a bien plus de monde et l'ambiance doit certainement être bien plus festive (même si l'ambiance de Faverges est très sympa). Pour les accompagnateurs, j'imagine que c'est plus sympa d'être à Chamonix qu'à Faverges.
A+
Réponse de Rémy le 07/07/2009 à 00h05

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