Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 13:08

Contexte : Cette épreuve s’inscrit dans ma préparation  pour mon objectif des Templiers (le 26 octobre). En 2006, j’avais également enchaîné ce Trail du Sancy avec les Templiers. Ce même enchaînement me permettra de mieux estimer mes objectifs pour les Templiers.

 

Objectif : Niveau 2 : Objectif important. Ayant terminé 13ème en 2006 en 4h14, j’aimerai améliorer mon chrono et mon classement. En regardant les temps et classements des 2 précédentes éditions, je pense réalisable de viser une place dans les 5 premiers. Compte tenu de ma progression estimée depuis 2 ans, j’espère passer sous les 4h00 cette année.


Déroulement : Le temps est plutôt mauvais ce samedi matin dans la station du Mont Dore. Une faible pluie et quelques petites bourrasques de vent me persuadent de partir avec les manchons (alors que je pensais pouvoir partir simplement en T shirt).

Après un léger échauffement d’une quinzaine de minutes, je me place sur la ligne de départ en compagnie des autres concurrents. Le speacker annonce les quelques favoris, notamment Thomas Lorblanchet (vainqueur des Templiers 2007). Il semblerait qu’il y ait plus de beau monde que je ne le pensais. Avant le départ, l’organisation nous fait part que la course pourrait être raccourci si les conditions météos se dégradent encore.

9h30, voilà le départ qui est donné dans les rues de la station thermale et de sport d’hiver. Le départ ne me semble pas spécialement rapide, mais en regardant ma montre je m’aperçois que nous sommes à 14,5 km/h, donc pas vraiment l’allure de course prévue. Je  laisse donc filer les premiers, d’autant que la route devient vite un petit sentier avec de grosses marches inégales. J’alterne marche et course selon les portions de cette mini ascension et nous retrouvons rapidement une portion plus roulante, qui me permet de reprendre 2 ou 3 places. Je traverse une route et aperçois mon père qui m’encourage et m’annonce en 11ème position, ce qui me convient tout à fait. Après une courte descente, nous entamons bientôt la montée roulante vers le col de la Croix-Morand. J’ai pour envie d’effectuer cette ascension tout en courant car la pente est faible et je pense que je pourrai ainsi gagner quelques places. Cette grimpette se passe plutôt bien et je garde une foulée correcte jusqu’au col. En revanche, question classement, j’ai doublé 3 coureurs dans l’ascension, mais 2 autres m’ont dépassé. Je parviens donc au premier ravito en 10ème position (en 42’42’’), mais très proche d’un petit groupe de coureurs. Mon père est à nouveau là pour m’encourager et je passe le ravito sans m’y arrêter et entame la montée vers le premier puy de ce parcours. La montée s’effectue sur un chemin rendu très glissant par la pluie. Les appuis sont assez difficiles à trouver et j’ai la désagréable impression de me fatiguer sans réellement avancer. Plus nous parvenons à proximité du sommet et plus le vent devient violent. Une fois en haut, j’ai même de la peine pour avancer droit. Du coup, j’enlève ma casquette avant que le vent ne le fasse pour moi et je retire mon dossard que je place dans la poche de mon porte-bidons, car je sens que le vent ne tardera pas à l’arracher. Le parcours nous fait évoluer sur quelques crêtes de puys. Ce pourrait être roulant et propice à la course dans pas mal d’endroits, mais le vent me contraint à beaucoup plus marcher que prévu. Malgré cela, je parviens à gagner une place dans ce passage venté. La dernière bosse nous conduit à la Croix St Robert, puis nous plongeons vers le col du même nom. J’essaie de reprendre un peu de temps dans cette descente, mais le vent (dans le dos et de coté) m’incite à rester prudent dans ce chemin parsemé de bonnes pierres.

J’arrive au col après 1h25 de course et en profite pour donner ma casquette à mon père, venu une nouvelle fois me supporter (merci). Je bois un verre de coca et un bénévole m’indique que le parcours sera raccourci et que la montée au Sancy et supprimée. Vu les conditions sur les crêtes, cela ne m’étonne pas et ne me déplait pas non plus, car je ne prends pas vraiment de plaisir dans ces conditions.

Je repars donc en 9ème position en trottinant un peu dans cette partie montante, mais peu ventée. Je dépasse quelques participants à la course de 17km et parviens bientôt à un passage bien plus exposé. Je marche pas mal pour arriver au point de contrôle qui aiguille les coureurs en fonction de leur parcours. Les bénévoles m’orientent sur la gauche vers la vallée de Chaudefour alors que je pensais que serions redirigés vers le Mont Dore en raison des conditions.

Le parcours suit un petit sentier descendant et nous emmène dans cette jolie vallée. Dans cette descente, je trébuche à 2 reprises dans des mottes d’herbes. La deuxième fois, je tombe plus franchement et me relève en sentant une douleur au dessus de ma hanche gauche, au niveau de mon bidon. Je pense que dans ma chute, le bidon a provoqué comme une « béquille Â» sur mon muscle dorsal. La douleur est là mais est supportable.

Je descends donc un peu plus prudemment et deux coureurs me dépassent. Me voilà 11ème. Je vois mon objectif de finir dans les 5 premiers difficilement réalisable. Je vais déjà tenter de parvenir à terminer dans les 10.

Vers la fin de la descente, je reprends un concurrent, ce qui me redonne un peu de moral. Arrivé dans la vallée, je franchis un pont de bois et le chemin remonte sur l’autre versant de cette vallée. Les 2 coureurs qui m’ont doublé dans la descente restent visibles et je m’oblige à ne pas perdre de terrain. Je me force à relancer un maximum dès que possible, mais perds un peu de temps dans les passages marchés. Nous sortons des sous bois et je me dis que nous ne devrions pas tarder à plonger sur l’arrivée, comme l’ascension au Sancy est supprimée (d’après l’info que j’ai eue au dernier ravito). Du coup, je maintiens un rythme soutenu et parvient à dépasser les 2 coureurs dont un me confirme que le parcours est raccourci de 6km.

Je relance encore en luttant contre le vent. Le brouillard a maintenant fait son apparition et je n’y vois pas à 50 mètres. Le balisage me fait encore monter et je commence à me dire que si ça continue, je vais arriver au sommet du Sancy. Je passe vers un abri où des bénévoles se sont réfugiés pour effectuer contrôle de ravitaillement. Je ne m’arrête pas, pensant que l’arrivée est proche. Je poursuis dans cette atmosphère apocalyptique et retrouve maintenant un 4*4 de la gendarmerie qui m’indique l’ascension à suivre. Je comprends à présent que nous allons finalement bien monter au sommet du Sancy. Je sais que le sommet est proche et je ne faiblis pas.

Je passe à coté de la table d’orientation mais je ne m’arrête pas pour contempler le paysage, il n’y a rien à voir aujourd’hui. Je descends maintenant dans les marches en bois en faisant attention de ne pas glisser. Je m’aperçois qu’un coureur de mon parcours de trouve juste devant moi et qu’il n’est pas très rassuré dans cette descente. J’en profite pour le dépasser en échangeant quelques mots sympathiques.

Le parcours emprunte à présent un chemin de crêtes assez délicat, surtout dans ces conditions météorologiques. Je fais bien attention tout en tentant de gagner un peu de temps sur les parties bien accidentés. Le chemin devient ensuite moins rocailleux et voici la dernière descente qui apparait. Comme tout à l’heure, le sol est très glissant. Je ne m’en sors pas trop mal et dépasse de nouveau un concurrent de mon parcours. Me voilà 6ème, et j’aperçois le 5ème un peu plus bas ; très bonne surprise. Du coup, je descends un peu plus vite pour pouvoir le rattraper, ce qui me coûte quelques glissades dans la boue.

J’arrive bientôt à sa hauteur sur une partie légèrement remontante. Je le dépasse, mais me stoppe brutalement, bloqué par des crampes aux ischios. Je m’étire vite fait et repars plus prudent. Je reviens sur le coureur et le dépasse prudemment.

Je me retourne de temps à autres et m’aperçois que je gagne pas mal de terrain. Une fois la partie boueuse terminée, voici enfin un chemin pas trop glissant.

Je déroule jusqu’à l’arrivée en gérant un peu pour ne pas réveiller les crampes. Finalement, le parcours n'aura pas été raccourci, contrairement à ce que l'on m'avait annoncé. 

Je franchis la ligne en 3h57min30s.

 

Points positifs

L’objectif de finir dans les 5 premiers est atteint, même si après la mi-course, je n’y pensais plus tant je croyais cela impossible.

J’ai senti la progression dans les portions montantes où j’arrive à courir un peu plus qu’avant.

Niveau chrono, je gagne 17 minutes par rapport à 2006. En plus, les conditions de cette année étaient catastrophiques alors qu’en 2006, elles étaient optimales. Ce qui prouve ma progression et m’encourage pour les Templiers.

 

Points négatifs :

La météo ne nous a pas permit de profiter de la beauté du parcours. De plus, le fort vent sur les crêtes (apparemment aux alentours de 120km/h) ne m’a pas permit de courir autant que voulu.
Sur la première heure, j'ai tout de même senti mes jambes (en particulier les quadriceps) assez fatiguées. certainement en raison des entrainements précédent, mais aussi du compex. Il faudra que je sois très prudent sur la dernière semaine avant les Templiers.

Analyse de course :

Distance : 35 km et 2300 D+

Vitesse moyenne : 8,9 km/h sur la course (selon ma montre) 

Temps de 3h57’30’’ et le vainqueur (Thomas Lorblanchet) en 3h21’37’’

Proportionnellement en terme de durée, j'ai mis 18 % de plus que le vainqueur 

Publié dans : Récits de courses - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Compteurs

  visiteurs.

Il y a actuellement   6  personne(s) sur ce blog

Prochaine étape

Sur les Traces des Ducs de Savoie

" TDS " (de Courmayeur à Chamonix) 

le 28 août 2010

111 km pour 7000m D+
Objectif Majeur

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés