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A presque J-40 de l'UTMB, voici comment je compte organiser mes dernières semaines.
Tout d'abord il y aura le Tour du Beaufortain, le weekend prochain, qui sera un excellent test pour voir le résultat de mes entrainements. Dans cette optique, j'ai donc effectué la dernière
sortie en dénivelé mercredi soir avec Christophe. Nous sommes montés au sommet du Moucherotte (1901m) en partant de Seyssinet (280m) avec la fin de parcours à la frontale.
A présent donc place au repos afin d'arriver frais au Tour du Beaufortain. Je n'effectuerai donc que quelques footings d'une heure maxi à allure modérée. Peut-être qu'une bonne rando
(6-8h) sera au programme dimanche.
Je suis assez satisfait car malgré le volume important d'entrainement de mi-juin à mi-juillet, je n'ai pas de fatigue musculaire, comme cela fut le cas fin
mai.
Après ce Tour du Beaufortain, une semaine allégée mais tout de même active avec rando-course nocturne le mercredi 25 (avec Christophe) et le samedi 28 (avec Laurent dans les Puys d'Auvergne) et
footings avec dénivelé pour les autres sorties.
Les deux semaines suivantes seront très très importantes et représenteront certainement un gros volume. Les priorités seront l'allure de course et le dénivelé. C'est pourquoi
j'effectuerai presque chaque soir (après le boulot) une sortie rando-course en montagne (c'est vrai que c'est l'avantage d'habiter dans les Alpes). Ces sorties dureront au moins 2h, mais pourront
aller jusqu'à 5 ou 6 h d'effort pour finir assez tard à la frontale.
Ces deux grosses semaines effectuées, il faudra ensuite faire place à la récup et à l'accumulation d'énergie. Quelques footings, quelques randos-cool et nous arriverons tranquillement au
24 août (date du départ de l'UTMB).
Voilà pour le programme. Il ne reste plus qu'à s'y tenir, faire attention aux blessures et écouter son corps.
Cette sixième étape débute de bonne heure puisque nous nous levons avant 6h00. Cette journée nous ammènera du refuge du Pré de la Chaumette à la
Chapelle en Valgaudemar.
Une fois notre petit déjeuner en sachet lyophilisé consommé, nous rangeons notre tente et partons sur le chemin. Cette étape est loin d'être la plus simple du parcours car elle nous propose 3
cols d'environ 2600m à gravir avant d'effectuer une longue descente dans la vallée duValgaudemard.
Nous nous élançons donc à 7h00 du matin du refuge (1790m) à l'assault du col de la Valette (2668m). Il fait assez froid en raison de l'encaissement de la vallée, mais cela ne durera pas car nous
voyons le soleil s'approcher petit à petit. Le ciel est d'un bleu magnifique aujourd'hui, nous pourrons profiter pleinement des magnifiques paysages de cette journée.
Le chemin traverse quelques éboulements et l'ascension débute rapidement. La pente est régulière et nous parvenons bientôt sur les chemins ensoleillés, ce qui nous permet de nous réchauffer un
peu.
.
Cette ascension s'effectue à une bonne allure de marche (600m/h) jusqu'à arriver à environ 200m du col. En effet, nous avons dû manquer un virage du chemin aux alentours d'un névé persistant
et suivre une petite trace sans issu. Mais voyant toujours le sommet du col, nous décidons de tracer directement dans la pente. Certe, cela est interdit au sein de parc des Ecrins, mais
à ce moment là, nous ne savons pas où se trouve le bon chemin.
Après de bons efforts, nous arrivons au col (2668m) et effectuons une petite pause. D'ici, nous voyons le chemin par lequel nous aurions dû arriver. Il parait beaucoup plus aisé que le
passage que nous avons pris. De l'autre coté du col, nous observons la suite de notre tracé, le col de Gouiran.
Nous descendons ce col à travers les schistes. Le chemin est bien tracé, mais les virages serrés dans les éboulis et la pente très raide rendent la progression peu rassurante. Durant notre
descente, nous croisons un lièvre variable qui s'enfuit avant que l'on puisse le prendre en photo.
Après cette descente, un peu de plat et nous rattaquons notre prochain col.
L'ascension est courte et rapide. Du col de Gouiran (2597m) nous devinons la descente du col de la Valette que nous venons d'effectuer.
Une fois ce deuxième col franchit, nous poursuivons dans un vallon par une pente peu raide. Le chemin est parfois étroit et vertigineux. Nous remontons bientôt sur un sol formé
d'éboulis schisteux et parvenons au col de Vallonpierre (2607m). Nous y faisons une courte pause et repartons en direction du refuge et du lac de Vallonpierre que nous apercevons
après une vingtaine de minutes.
Arrivé au refuge (2280m), nous prenons une boisson fraiche et notre déjeuner. Une longue vue a été placée par les gardiens du refuge. Nous en profitons pour observer un troupeau de chamois se
rafraichissant sur le glacier sous le Syrac. Nous voyons également une grue qui effectue quelques allers/retours au dessus du lac.
Nous quittons ce bien beau refuge et continuons notre longue descente. Nous passons devant la cabane de Surette où quelques marmottes profitent du soleil.
Nous longeons ensuite une jolie rivière, la Séveraisse.
Nous arrivons ensuite au refuge du Clot (ou refuge Xavier-Blanc) à 1397m. Mais la châleur commence à se faire sentir est nous avons hâte d'arriver à La Chapelle en Valgaudemard. Nous
continuons sur le GR ensoleillé le long de la route. Mais, une demi-heure après le refuge, Fanny a de plus en plus de mal a avancer en raison de ses chevilles très douloureuses. Nous
faisons donc plusieurs pauses mais cela ne passe pas. Nous poursuivons malgré tout le chemin jusqu'à arriver à la route au niveau du hameau Le Bourg. Le pont permettant de franchir la
rivière est en travaux, ce qui détourne le GR sur la route.
Vu les douleurs persitantes de Fanny et le parcours peu intéressant, nous décidons de faire du stop jusqu'à La Chapelle. Après une dizaine de minutes, une famille de randonneurs
Lyonnais s'arrêtent et nous transportent jusqu'au premier camping du village.
J'effectue une rapide reconnaissance du deuxième camping à quelques centaines de mètres et nous nous installons dans ce dernier.
Et là, surprise. Nous retrouvons notre randonneur suédois qui effectue lui aussi une nuit à La Chapelle. Nous le retrouvons malgré notre jour de repos à Vallouise. Il repart demain, alors que
nous avons prévu une nouvelle journée de repos qui sera la bienvenue pour les chevilles de Fanny.
Nous nous faisons propres et allons savourer une délicieuse salade "Olan" au fameux restaurant du village avant de nous coucher, une nouvelle fois bien fatigués.
Cette étape en chiffres: 24 km / 1230 D+ / 1950 D-
Durée de l'étape: 10h30 (pauses comprises)
L'ascension se poursuit donc en suivant le balisage. Le sol est formé de grossiers morceaux de schistes, un peu boueux par endroits en raison de la pluie qui s'est abattue. Le vent assez froid et le grand silence renforce cette atmosphère un peu machiavélique. Quelques névés sont un peu plus délicats, notamment un au dessus d'une falaise, mais les traces bien marquées des randonneurs précédents nous facilitent le passage. Arrivé à 100 m du sommet, le tracé du GR est totalement sous un névé. Nous décidons donc d'éviter cette neige et de passer plus directement dans la pente. Nous montons donc franchement vers ce col, mais notre progression est ralentit par l'aspect boueux du sol. Ce sol glissant nous interdit presque de nous arrêter quelques instants pour souffler. Du coup nous arrivons sans pause au sommet. Mais le passage se fait un peu plus à droite et nous devons franchir un passage rendu délicat par le sol glissant et le manque de prise pour les mains. Je franchis ce passage en faisant très attention, puis lance l'extrémité de notre corde à Fanny, afin qu'elle puisse passer en sécurité. Nous franchissons enfin le col et allons rejoindre le Pas de la Cavale. Ce court chemin entre les deux cols n'est pas trop accidenté mais un peu glissant. Nous passons sous une petite cascade et atteignons le Pas-de-le-Cavale (2735m).
Le vent est fort et nous ne nous attardons pas. La descente s'annonce longue et pénible avec le froid et le vent. Nous marchons une bonne demi-heure et
faisons notre pause déjeuner à l'abri du vent derrière de gros rochers. Nous repartons ensuite et retrouvons bientôt les couleurs des altitudes plus clémentes.
De plus, le soleil fait bientôt son apparition et nous permet de nous réchauffer.
Après avoir franchis quelques jolis cours d'eau, nous arrivons enfin au refuge du Pré-de-la-Chaumette (1790m).
Au refuge, nous discutons un peu avec le gardien en savourant une boisson fraîche. Nous lui demandons si les cols du lendemain seront aussi délicats à
franchir que celui de l'Aup-Martin. Il nous répond que nous avons fait le plus difficile du GR, et que la difficulté est d'autant plus importante à cette période de l'année car le sol n'est
plus recouvert de neige, mais est encore gelé en profondeur. C'est donc pour cela que nous glissions lors de la fin de notre ascension.
Nous lui demandons à quel endroit nous pouvons poser notre tente et allons nous installer à 200m du refuge, au milieu de beaucoup de marmottes.
Nous mangeons nos sachets lyophilisés et ne tardons pas à nous coucher, dès la nuit tombée. En effet, nous avons prévu un réveil relativement tôt (5h45) le lendemain pour espérer surprendre
quelques chamois.
Cette étape en chiffres: 17 km / 1210 D+ / 1030 D-
Durée de l'étape: 8h10 (pauses comprises)
Sur les Traces des Ducs de Savoie
" TDS " (de Courmayeur à Chamonix)
le 28 août 2010
111 km pour 7000m D+
Objectif Majeur
Nicolas Darmaillacq
Yann
Nourry
Xavier
Marchand
Thierry Breuil
Team Salomon
Thomas Lorblanchet
Julien Chorier
Mickaël Van
Exe
Caroline
Freslon-Bette
Catherine
Dubois
Guillaume
Lenormand
Guillaume
Bernard
Ludovic
Pommeret
Emmanuel Gault
Sébastien
Chaigneau
Romu DePaepe
Erik Clavery
Vincent
Delebarre
Thierry Chambry
Arnaud Etienney
Esprit Trail Anjou
Arnaud Legall
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