Mercredi 6 février 2008
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19:44
Contexte : Première étape du
challenge des trails des Bauges, auquel je compte être classé. Course à moitié de nuit (départ 17h30) et sur la neige (Station du Semnoz, 74).
Objectif : Objectif restreint. Compte tenu de mes entraînements de janvier qui étaient assez tournés sur le travail de la vitesse et de mon regain de forme depuis une dizaine de jours,
j’espère réaliser un classement correct dans les 30 premiers (sur 350 partants).
Déroulement : Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette épreuve pouvait difficilement plus mal débuter. En effet, je me suis un peu laissé surprendre par
l’heure pour quitter mon domicile et je prends donc la route quelque peu précipitamment, pour effectuer les 1h45 de trajet jusqu’à la station Haut Savoyarde du Semnoz. Après une vingtaine de
minutes, je m’aperçois que j’ai oublié de prendre ma bouteille d’eau. Dommage, je commence déjà à avoir soif.
Après m’être égaré deux ou trois fois (mais pas bien longtemps à chaque fois), j’arrive enfin à la station du Semnoz. Je
vois beaucoup de coureurs qui s’échauffe. Je regarde le thermomètre, -6° (Brrr...). Je jette aussi un oeil sur l’heure, il est 17h15. J’ai donc un quart d’heure pour aller retirer mon dossard, me
mettre en tenu et m’échauffer. Ça semble réalisable.
Je prends donc mon dossard rapidement et retourne me changer à la voiture. Je profite de passer devant les sanitaires pour
atténuer ma soif qui dure depuis plus d’une heure.
Je me change en vitesse et vu la poudreuse qui recouvre les pistes, je décide de mettre les mini-guêtres. Mais en les
mettant un peu trop rapidement, je craque l’élastique de maintien qui passe sous la chaussure. Tant pis, je ferai sans mini-guêtre.
Je regarde ma montre, 17h27. Je vais trottiner vite fait avec les autres coureurs et je suis vite surpris par l’état du
chemin. En effet, je savais que pas mal de poudreuse était tombée, mais je pensais qu’elle serait davantage tassée. Là, c’est comme courir dans du sable très fin. On s’épuise et on n’avance pas.
Ça promet.
Le speacker appel les coureurs à rejoindre le départ et je me place dans le milieu du peloton. Vu le nombre de
maillots de club, la quantité de poudreuse, et les conditions dans lesquelles je suis arrivé au départ, je revois un peu mes prétentions à la baisse au niveau du classement et vais tenter de
finir dans les 40 premiers.
Le départ est donné et j'essaie de rapidement me positionner dans les 50 premiers. Mais j'ai vraiment du mal a
trouver mes appuis et je ne remonte que très peu de coureurs.
Après 5 minutes, je dois être aux alentours de la 60ème place et le parcours nous propose une longue montée, mais peu raide. Cependant, j'éprouve toutes les peines du monde pour avancer dans
cette ascension. En effet, j'ai vraiment du mal à avoir des appuis stables et j'ai l'impression de faire l'effort d'avancer 3 mètres alors que je n'avance que d'un mètre.
Je me dis que le terrain est le même pour tous, mais je m'aperçois que je suis le moins à l'aise de tous ceux qui m'entourent et me dépasser assez régulièrement. Comme j'ai la désagréable
impression de m'épuiser pour rien, je me mets à marcher. Je me fais toujours dépasser, mais au moins je sais pourquoi. Je tente de relancer un peu, mais je suis victime d'un point de coté.
Je me remet donc à marcher.
Le moral est au plus bas car je vois toutes mes ambitions de classement s'envoler. Je dois être environ 100ème, voir 120ème. De plus, le froid me fait très mal aux mains (malgré les
gants), ce qui ne fait qu'amplifier ma chute de moral.
Je pense un instant à abandonner, tant je ne prends pas de plaisir à courir (ou plutôt à marcher), mais je repousse rapidement cette idée car souhaitant être classé au challenge
des Bauges, je me dois de terminer cette épreuve.
Le tracé monte toujours un peu mais propose quelques passages plus roulant. J'en profite pour recommencer à courir. Je retrouve petit à petit des sensations et parviens à ne plus
me faire dépasser. Je m'efforce de ne pas perdre de terrain sur celui qui me précède.
Cela fait une bonne demi-heure que nous courons et voilà une courte descente. J'accélère un peu dans cette portion et dépasse 2 coureurs. Dans la montée qui suit, je m'efforce de garder un
rythme soutenu mais en raccourcissant mes foulées. Je reviens petit à petit sur les coureurs de devant. Voilà un peu de confiance.
A partir de là; tout va pour le mieux: je n'ai plus froid aux mains, plus de points de coté, et surtoût j'arrive à courir.
Du coup, je poursuis ma remontée petit à petit.
Plus ça va et plus je dépasse les coureurs rapidement. J'avoue que j'en suis même le premier surpris. Je donne le maximum afin de récupérer un maximum de places, d'autant que nous arrivons
bientôt à l'arrivée.
Bientôt, un groupe de bénévoles nous annoncent qu'il ne reste plus qu'une descente avant l'arrivée. Je reviens sur deux coureurs dans cette descente et voici la fin de ce parcours. On m'annonce
64ème. Assez loin de ce que je comptais faire, mais bien mieux que ce que je pensais après 20 minutes de course.
Points positifs : J'ai fini. J'ai réussi retrouver de bonnes
sensations malgré un départ calamiteux.
Points négatifs : Tout le début de course. J'ai pris cette épreuve
beaucoup trop à la légère ce qui a certainement entrainé ce très mauvais début de course. Je pense également que je n'étais pas assez reposé et que j'avais accumulé de la fatigue durant la
semaine.
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